L'Yvette au fil de l'eau

Retrouvez l'exposition passée consacrée à l'histoire de la rivière Yvette

L'Yvette au fil de l'eau

Le bassin d'Yvette

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    Le plateau, avant la construction de Chevry: de vastes champs cultivés, début des années 1970.
    © Photo: Fonds privé, Archives municipales de Gif
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    Vue aérienne du plateau. Au nord, le quartier de Belleville. La zone témoin du nouveau quartier de Chevry est construite, 1972
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
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    L'ancienne ferme de Beaudreville fin XIXe-début XXe siècle.
    © Archives départementales de l'Essonne
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    La plaine de Chevry dans les années 1930.
    © Photo : Fonds privé, Archives municipales de Gif
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    En haut de la Gruerie, vers Vacheresse en 1930.
    © Photo : Fonds privé, Archives municipales de Gif

La rivière Yvette prend sa source sur la commune de Lévis-Saint-Nom, située dans les Yvelines, dans un fond marécageux que l’on peut atteindre par un petit chemin, puis un sentier, à partir du hameau des Layes ;  sa confluence se trouve à Epinay-sur-Orge, dans l’Essonne après un parcours d’environ 40 kilomètres. L’Yvette et ses affluents drainent un bassin d’une surface de 286 kilomètres carrés qui s'étend sur ces deux départements, sur une largeur maximale d’à peine 10 kilomètres.


Le bassin de l’Yvette, orienté est-ouest, est un lacis de vallées étroites, profondes en moyenne de 80 mètres, taillées par des rivières qui paraissent aujourd’hui bien paisibles, quoique capables de crues subites.


Au-delà d’Orsay, la vallée de l’Yvette perd son caractère champêtre ; elle s’élargit, se déboise, l’urbanisme devient prépondérant.

Les affluents de l’Yvette à Gif

Le ruisseau des Fonds naît vers 125 mètres, dans le bois de Vaugondran . Dans le bas de ce bois, une source, la “ Fontaine du Diable ”, lui apporte quelques litres supplémentaires par seconde.
Ce ruisseau longe par l’est le quartier de Madrid et se jette dans l’Yvette, avant Jaumeron, après une course d’environ 1500 mètres.


La Mérantaise  prend sa source à Voisins-le-Bretonneux. Elle passe par Magny-les-Hameaux pour se jeter dans l’Yvette après treize kilomètres de course, grossie sur sa droite d’un ruisseau descendu des hauteurs de Villiers-le-Bâcle.
Dans sa traversée de Gif, la Mérantaise passe par le Moulin de Chamort, longe le parc du CNRS, alimente le lavoir des Gibeciaux, contourne les équipements sportifs du centre de Gif, et rejoint l’Yvette au lieu-dit “ Le Clos ”


Si l’on excepte deux ruisselets que l’Yvette reçoit après avoir dépassé Longjumeau, la Mérantaise est le dernier affluent de l’Yvette sur sa rive gauche. Ceci peut s’expliquer en partie par la présence du plateau de Saclay où d’anciens systèmes de rigoles ont délibérément drainé et inversé le sens naturel des eaux pour alimenter les étangs de Saclay et le parc du château de Versailles.


Révolution contre un canal

Au milieu du XVIIIè siècle, l’eau attire bien des convoitises. La ville de Paris souffre d’une pénurie d’eau de qualité ; divers projets voient alors le jour pour capter cette eau et l’amener dans la capitale.

Détourner l'Yvette: le projet Deparcieux

Vers 1762, l’ingénieur Antoine Deparcieux présente à l’Académie des Sciences un mémoire permettant la « distribution générale et particulière des eaux de l’Yvette à Paris ». La rivière sera détournée et canalisée, transportée par un aqueduc de 30 kilomètres.

Soutenu par Voltaire, Deparcieux défendra son projet jusqu’à son décès en 1768. Le projet est alors confié à Jean Rodolphe Perronnet, qui décortique méthodiquement les mémoires de Deparcieux en y apportant quelques modifications, prospecte le terrain, fait jauger le débit des rivières, effectue des nivellements.

Le projet, quoique bien étudié, est cependant jugé trop onéreux et n’aboutit pas, tout comme celui présenté en 1775 par les frères Périer.

Le canal De Fer

Le projet le plus important et le plus ambitieux reste celui de Nicolas De Fer de la Nouerre, ingénieur des Ponts et Chaussées, qui envisage en 1782 de créer le canal de l’Yvette pour alimenter Paris.

Au lieu d’un canal maçonné avec aqueduc et passages souterrains, De Fer propose de construire un canal simplifié en terre, d’altérer le tracé pour éviter l’édification d’ouvrages d’art ; il suggère même la création d’un canal expérimental.

Le coût de l’opération est bien inférieur aux précédents devis, le projet est alors déclaré d’utilité publique.

Levée de boucliers contre le canal

Les premières protestations, violentes, apparaissent alors chez les seigneurs et dans les communautés des vallées de l’Yvette et de la Bièvre. Les grands propriétaires s’inquiètent pour leurs parcs, leurs moulins et leurs fermiers. Les autorités se veulent rassurantes et promettent un dédommagement pour les préjudices subis.

A Gif, les cahiers de doléances se font l’écho de l’hostilité des habitants qui craignent la ruine des moulins, l’assèchement des prés fertiles, le saccage des champs, jardins et habitations.

Face au tollé général, les travaux sont interrompus, la société de De Fer est dissoute en 1793.

A partir de 1807, la gestion de l’alimentation en eau de la capitale est réorganisée et centralisée par les pouvoirs publics.

L'homme et la rivière

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    Panneau 12 : le Club Chevry 2.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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Pendant des siècles, l’essentiel de la vie giffoise est resté centré sur les fonds de vallées de l’Yvette et de la Mérantaise et leurs coteaux, les plateaux étant réservés à la culture céréalière.

Une agriculture variée

Pratiquement dépourvu d’industries, voué à des cultures très variées (la fraise y régna longtemps, ainsi que le haricot vert) et à l’élevage, le bassin de l’Yvette s’est développé lentement, sans à-coups majeurs, malgré une croissance démographique importante.

Les eaux de l’Yvette et de la Mérantaise alimentent abreuvoirs, lavoirs, bassins piscicoles, irriguent et fertilisent les vastes étendues de prairies souvent inondées l’hiver, riches productrices de fourrages l’été (les prairies pouvant absorber sans problème une grande quantité d’eau).

A l’époque de la Révolution, prés et pâtures occupent la plus grande partie du terroir giffois.

Une activité agricole traditionnelle dopée par le chemin de fer

L’activité agricole restera longtemps traditionnelle, les cultures maraîchères se développent (notamment pommiers et cerisiers), des prairies artificielles sont cultivées en luzerne, sainfoin et betteraves fourragères.

La construction de la voie ferrée dans la seconde moitié du XIXe siècle, en permettant des liaisons plus rapides avec la capitale, favorise les activités agricoles de la vallée.

La ruée vers l'or rouge

Un essor spectaculaire à la fin du XIXe siècle

Dans les années 1870-1880, devant l’engouement de la bourgeoisie parisienne pour la fraise, les coteaux sud de la vallée de l’Yvette et de la Bièvre, notamment entre Palaiseau et Saint-Rémy-les-Chevreuse, se parent rapidement de ce fruit qui profite de ces terrains silico-argileux bien ensoleillés proches de Paris.

Grâce à l’apport de fumier venu tout droit des écuries parisiennes par la voie ferrée, la culture de la fraise connaît un essor spectaculaire, et devient une source de revenus non négligeable. Mobilisant une main d’œuvre importante, elle occupe essentiellement des femmes, de tous âges, la journée entière. La récolte est ensuite envoyée par le dernier train du soir, vers la capitale.

La culture de la fraise décline rapidement à l’aube du XXe siècle 

Les sols, épuisés par cette plante exigeante, soumis à l’érosion, perdent vite toute productivité. La Première Guerre Mondiale mettra un terme définitif à la culture de la fraise, à la faveur d’autres cultures jugées plus essentielles.

La " filasse* "  en Yvette

La culture du chanvre (et à un moindre degré, celle du lin) fut pendant des siècles une activité d’appoint très pratiquée dans la vallée de l’Yvette, car très rémunératrice ; au XVIIIe siècle, c’est la deuxième plus importante culture à Gif. Les « terres à faire filasse » sont fréquentes dans les jardins; il semblerait que tout détenteur d’un lopin de terre ait cultivé du chanvre.

Cette plante apprécie les terres humides, les nombreux points d’eau permettent d’alimenter les fosses nécessaires aux opérations de rouissage. Le traitement de ces fibres textiles ne nécessitait pas de matériel coûteux, leur culture alimentait un petit artisanat local ou simplement familial.

Les usages divers de la filasse

La « filasse » ainsi obtenue pouvait être transformée en ficelle ou en corde (pour le chanvre) ou en fils (pour le lin) ; on pouvait également la livrer à des « tixiers » (tisserands en toile pour le lin) ou des cordiers (travaillant le chanvre) établis dans les localités voisines des plateaux.


La culture du chanvre et du lin disparaît dans le courant du XIXe siècle.

*La filasse est un terme général qui désigne l’amas de filaments obtenu après le broyage des tiges de chanvre ou de lin.

Rivières et moulins de Gif

Sur le territoire de la commune de Gif, les rivières d’Yvette et de Mérantaise confluent. L’Yvette, la plus importante des deux par le débit, étire ses méandres dans la vallée plate et assez ouverte qu’elle s’est taillée au fil des siècles. Elle entre dans la commune par le hameau de Courcelle, à l’altitude de 66 mètres. Elle en sort à 60 mètres, après environ 4,6 km de course, pour traverser Bures.

Le long de l'Yvette: trois moulins

Sur le cours giffois de la rivière, on note trois moulins : le moulin de Courcelle, celui de l’Abbaye de Gif et celui de Jaumeron. Ils se suivent à environ 1 000 mètres l’un de l’autre alors que la pente de la rivière est fort réduite : à  peine 4 mètres entre le seuil de décharge du moulin de Courcelle et la vanne ouvrière du Moulin de l’Abbaye.

Cette disposition naturelle provoquait des perturbations dans l’écoulement des eaux dès que la rivière subissait la moindre crue ou bien lorsqu’un meunier freinait la descente du flux. L’eau refluait dans les biefs, engorgeant les moulins supérieurs. D’où de continuelles contestations, protestations et pétitions : ces conflits dégénéraient vite en litiges interminables et les documents d’archives regorgent de pièces à ce sujet, les plus anciennes datant de 1755. 

Durant les deux derniers siècles, à chaque “ affaire ” nouvelle, l’administration devait dépêcher un ingénieur sur les lieux pour juger de visu de la vérité ou de la fausseté des faits allégués. On établissait des procès-verbaux, on ordonnait éventuellement des modifications aux “ règlements ” en vigueur. Ensuite il fallait veiller à la bonne exécution des décisions prises (presque toujours contestées par l’une ou l’autre des parties) et mettre en branle l’autorité communale ou préfectorale, suivant le cas.

Et sur la Mérantaise ?

Dans la vallée de la Mérantaise, le contexte était totalement différent. Cette rivière, au débit beaucoup plus modeste que celui de l’Yvette, bénéficiait d’une plus grande déclivité. Les moulins ne se gênaient guère entre eux et la chute dont chacun pouvait jouir était plus importante. Trois moulins coexistèrent entre la limite nord de la commune de Gif et le confluent Mérantaise-Gif : le moulin Aubert, le moulin de Chamort et le moulin des Gibeciaux. Le moulin Aubert (dit aussi “ de la Tuilerie ”) possédait la plus belle chute et il reste à notre époque le plus connu, pour avoir appartenu au duc et à la duchesse de Windsor.

La petite Mérantaise fournissait proportionnellement plus d’énergie que l’Yvette, tout en étant moins sujette à des aléas d’exploitation.

" Par les prés fleuris..."

"Tout le long de l'Yvette

Par les prés fleuris

Dans une vallée discrète

Pas loin d'Paris [...]"

 

C’est par ces vers que le populaire chansonnier Adolphe Bérard rendait hommage aux charmes de la vallée de Chevreuse et de sa rivière en 1926.

De fait, la proximité relative de Paris et des villes royales de Saint-Germain-en-Laye et Versailles avait assuré à la région, dès le XVIe siècle, une sorte de statut résidentiel particulier qui évolua dans le temps. Des châteaux et des manoirs on passa aux belles résidences, puis aux lotissements paysagers.

A partir de la fin du XIXe siècle, le cadre champêtre de la vallée de l’Yvette est très apprécié  des Parisiens aisés qui souhaitent y édifier leurs résidences. Des constructions remarquables voient le jour, témoignages de cet engouement : c’est, notamment, la " Villa des Sources ", construite en 1909 dans la perspective du château de Button, vaste propriété d’allure normande dont les pièces d’eau, cascades, petits ponts en fer forgé, bosquets et jardins illustrent nombre de cartes postales de l’époque ; la "Maison Blanche", aujourd’hui disparue, près de Courcelle, le long de la route de Chevreuse, était une grande bâtisse sur cinq niveaux comprenant onze chambres, une grande terrasse, ouvrant sur un parc avec tennis et un pré descendant jusqu’à l’Yvette.

L’arrivée du chemin de fer va contribuer à l’essor du petit bourg qu’est alors Gif. Le tourisme se développe; Gif devient un lieu de villégiature ; on pêche le long de l’Yvette, on s’y baigne aussi ; c’est une période faste pour les hôtels et restaurants.

En 1930, Gif s’adjoint la rallonge « -sur-Yvette «  pour rimer avec guinguette, comme pour donner du village une image festive et de fraicheur paysannes.

Réglementer, aménager, préserver

Un syndicat pour l’Yvette

La volonté de discipliner l’Yvette et ses affluents est ancienne

Pour des raisons économiques d’abord, parce que l’eau est indispensable aux moulins, mais aussi, déjà, écologiques.


Dès le XIe siècle, l’entretien des rivières et la circulation de l’eau font l’objet d’interminables suites d’ordonnances, d’arrêtés, d’édits, de lois et de règlements ayant pour but de contraindre les riverains à observer des dispositions de simple bon sens :

- Optimiser la circulation de l’eau en tenant aussi libre que possible le lit de la rivière, pour réduire l’érosion des berges, les risques d’inondations, les déperditions d’eau et augmenter la force utile du courant

- Adapter l’hydrographie locale aux variations climatiques : drainer en période de fortes précipitations et irriguer en cas de sécheresse ou de basses eaux.

- Prévenir ou limiter les litiges entre riverains en définissant aussi exactement que possible les droits et devoirs de chacun, ainsi que la périodicité et l’époque durant lesquelles les actes obligatoires (essentiellement le curage) doivent être exécutés.

En 1801 est instauré un  " règlement général sur la Police des Eaux, des moulins et des usines "

En 1832, il sera révisé et complété en tenant compte des suggestions apportées par les maires et personnalités compétentes ainsi que les riverains de l’Yvette. Cette consultation a donné lieu à une ordonnance du roi Louis-Philippe qui établit un véritable règlement des eaux de la rivière d’Yvette et de ses affluents, institue la création d’un syndicat chargé de son application, définit les fonctions des syndics, crée un emploi de garde-rivière, traite des curages et hébergements, des fauchages, de l’emploi des vases et déblais ; il précise également les obligations des usiniers et des propriétaires riverains.

Si la prévention des crues et la lutte contre la pollution faisaient déjà partie des préoccupations  du syndicat, des contraventions étaient également prévues pour tout contrevenant aux règles.

1945: naissance du SIAVHY

En 1945, le syndicat devient un établissement public soumis aux dispositions du Code des Communes : c’est la naissance du Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette (SIAHVY), chargé d’assurer la gestion des réseaux d'assainissement et des aménagements hydrauliques de la vallée de l'Yvette, et qui regroupe aujourd’hui 34 communes sur deux départements.

L’Yvette et ses affluents constituent un lacis très chevelu et confluent avant ou sur le territoire de Gif.

La particularité de ce réseau hydrographique est sa haute sensibilité à la pluviométrie qui affecte les hauts plateaux qui l’entourent au nord (plateau de Saclay) comme au sud (plateau de Gometz-Bures, mais à un degré moindre). Le lit de la rivière est trop petit pour assurer l’évacuation des précipitations trop fortes. A cela s’ajoute l’action de l’homme au fil des siècles.


A la fin du XVIIe siècle, les eaux pluviales se rassemblaient au centre du plateau de Saclay dans des zones marécageuses et malsaines ; des travaux d’assainissement et de drainage ont été entrepris par Colbert avec la mise en place de plusieurs rigoles de collecte des eaux, de réservoirs et d’aqueducs conduisant à Versailles pour alimenter les jardins du château. L’ensemble épargna à la vallée de l’Yvette une partie des apports pluviométriques du plateau nord, les étangs pouvant retenir et stocker jusqu’à 1 million de mètres-cubes d’eau.

Quand ce réseau artificiel cessa d’être la principale alimentation en eau de Versailles, il tomba en désuétude et se dégrada avec le temps. Parallèlement, dans les vallées, l’entretien des cours d’eau fut de moins en moins assuré ; les moulins permettaient d’assurer une régularité du flux grâce à des travaux de curage prescrits par les règlements, toutefois lorsqu’ils cessèrent de tourner ou s’équipèrent de machine à vapeur, l’entretien des lits et des berges ne fut plus correctement assuré sur l’ensemble des cours d’eau et une seule zone de négligences graves suffisait à déclencher un enchaînement de débordements et inondations.


L’Yvette est particulièrement capricieuse et imprévisible. Les inondations furent nombreuses : 1709 puis 1787 ; celle de 1932 a vu tout le fond de la vallée inondé au point qu’il fallait prendre une barque pour aller d’un coteau à l’autre ; 1966 et 1978 sont également des années de crues importantes.


Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, des travaux d’aménagement de l’Yvette furent décidés. Ils consistaient d’une part à calibrer la rivière, supprimer les obstacles à l’écoulement en reconstruisant les ponts, d’autre part à créer des bassins de retenue pour amortir les crues.

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