Église Saint-Remi

L'église Saint-Remi Saint Jean-Baptiste (vallée) est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1938.

L’église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste

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    Eglise Saint-Remi (VIIe et IXe siècles)
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    © Archives municipales de Gif
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    L’église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste au centre-ville de Gif.
    © Archives municipales de Gif
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    © Mairie de Gif
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    L’église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste au centre-ville de Gif.
    © Mairie de Gif
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    En septembre 1989, la cinquième cloche est bénie par le père Vincent Delage. Elle s'appelle Eremburge en souvenir de la première abbesse de Gif.
    © Archives municipales de Gif
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    Intérieur de l'église, vue sur les vitraux contemporains conçus par l'artiste britannique Gerda Sutton.
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    L’église Saint-Remi-Saint-Jean-Baptiste

Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques

D’aspect humble et simple, l'église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste n’en est pas moins l’une des plus remarquables de la contrée. Depuis le 21 décembre 1938, elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

La première mention d’une église à Gif remonte à 813, dans un inventaire des revenus de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette église était tenue par un prêtre nommé Warodus.

Les parties anciennes remontent aux XIe et XIIe siècles 

Le chapiteau « cubique » sur le bas-côté de la nef date sans doute du IXe ou Xe siècle.

Les colonnettes en pierre dans la travée de la nef ont été réalisées au XIIe siècle.

Le clocher roman remonte au XIIe siècle.

L’époque la plus représentée est le XVe siècle

La plupart des nervures des voûtes de la nef sont fausses, de même que les murs et piliers, « rhabillés » d’un enduit de plâtre au XIXe siècle. Ceci n’exclut pas l’existence d’un édifice antérieur dont témoignent la base du clocher et quelques traces archéologiques éparses.

On sait en effet que, dans le Hurepoix, les communautés villageoises, pendant la guerre de Cent Ans, se réfugiaient dans les églises qui ont été fortifiées.

D’une restauration à l’autre

L’église a été profondément remaniée au XIXe siècle :

En 1810, le gouvernement décide d’inventorier les églises et de restaurer celles qui en avaient le plus besoin. Le maire de Gif présente si bien son dossier qu’en 1819, l’adjudication des travaux est prononcée en faveur de l’entreprise Langevin.

D’autres interventions auront lieu par la suite et en 1862, une importante restauration est réalisée sur un projet de l’architecte Charles Brouty. Enfin des vitraux sont ajoutés en 1866.


Le 26 février 1985, le Conseil municipal approuve un nouveau projet de restauration de l’église. L’étude en est confiée à Thierry Mariage, architecte des Bâtiments de France. Il s’agit :

- d’achever la réfection des couvertures et gouttières, d’aménager les abords, ce qui permet notamment d’assainir le terrain et de supprimer certains édicules mal conçus,  

- de refaire la couverture du clocher, de restaurer les façades pour redonner à l’église son aspect d’origine (chaux teintée avec des terres locales),  

- de restaurer l’intérieur (murs et voûtes, chaufferie...) dans les parties où l’on peut retrouver des éléments d’origine (XIIe et XIIIe siècles) et estomper les travaux de restauration excessifs exécutés au XIXe siècle

De la place de l’église, on remarque les caractères architecturaux romans et gothiques.

De la première église (VIIIe  ou IXe siècle) à l'actuelle, nous retraçons une partie de l'histoire religieuse de Gif.

Richesse intérieure

Ecce Homo peint par Louis Dauberon

En face du portail (restauré en 1988), est accroché un « Ecce Homo », tableau peint par Louis Dauberon en 1800, et offert par l'empereur Napoléon III en 1859. Il a été restauré par Daniel Menay, peintre giffois.

Le Christ soutenu par deux Franciscains

En remontant la nef, nous pouvons observer « Le Christ soutenu par deux Franciscains », tableau datant du XVIe siècle (rare en Essonne), inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1999.

Sculpture de la Vierge en pierre polychrome

Ce corps sans tête été retrouvé lors des travaux de restauration de 1985, dans le mur qui se prolongeait jusqu’au pilier. Elle est également inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1999.

Hommages à Saint-Remi

Sur le retour du mur, à gauche, le vitrail offert par la commune représente Saint-Remi baptisant Clovis. Il occupe un emplacement réouvert lors de la dernière réhabilitation.

A gauche de l'autel, on peut admirer la statue de Saint-Remi. Au-dessus, les trois rosaces datent du XVe siècle.

Les stalles de choeur

Les stalles de chœur du XVe siècle, avec leurs miséricordes et leurs petits sujets sculptés, viennent de l'abbaye  Notre-Dame-du-Val-de-Gif, deuxième centre de culte de Gif, abandonné avant la Révolution. Elles sont inscrites à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1915.

Les armoiries des Mérault

Les larges parties noires, vues de part en part sur les murs sont des litres. Elles portent les armoiries des Mérault (seigneurs de Gif de 1657 à 1767).
Le privilège de la litre permet au seigneur de marquer le deuil dans l’église. Il jouit aussi d’autres droits honorifiques : le droit de banc lui réserve, ainsi qu’à sa famille, une place dans le chœur.

La statue de la Vierge à l'enfant

Cette Vierge à l'Enfant, sculpture en chêne taillé datant du premier quart du XVIIIe siècle, est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1991.

L’allée est baignée de lumière grâce aux vitraux non figuratifs de style contemporain conçus par l’artiste britannique Gerda Sutton.

Source: André Colson

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