Moulins à Gif

Découvrir l'histoire des moulins de Gif.

Le moulin de la Tuilerie

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    Le moulin Aubert dans les années 1930, à l'époque de Drian.
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    Intérieur du moulin Aubert, dans les années 1930.
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    Le moulin.
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    Le moulin de la Tuilerie.
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    Le moulin de la Tuilerie.

Situé à la sortie de Gif-sur-Yvette dans la Vallée de Chevreuse à trente-cinq kilomètres de Paris, le moulin se situe près du ruisseau de la Mérantaise, au milieu de bois et de prés. Les activités au sein du domaine varient beaucoup au fil de l’histoire et de ses propriétaires.

Au lieu dit “Moulin Aubert” avec le meunier Jean Guillery

Les origines du Moulin remontent au début du XVIe siècle.

Un second moulin est rebâti entre 1734 et 1736 par Jean Guillery. Ce meunier fait apposer sur le bâtiment principal un cadran solaire encore visible actuellement. Jean Guillery pratique une mouture économique prônée par les Physiocrates qui veulent contribuer au progrès de l’agriculture pour qu’elle donne davantage de grains et de farine. Cette manière de travailler fut citée en exemple dans un ouvrage de l’abbé Baudeau.

Les missionnaires de Saint-Lazarre (Versailles), dont la congrégation a été fondée par Saint-Vincent-de-Paul, possèdent de bonnes terres à blé au plateau de Saclay et envoient leur gruau et leur son au Moulin Aubert.

Sous l’époque révolutionnaire et le XIXe siècle

Le moulin est entretenu par différents meuniers. En 1791, le meunier est Charles Legrand ; il emploie six domestiques. Trois maisons adjacentes semblent louées à des particuliers. Le meunier loue également trois arpents (environ un hectare) de prés et six arpents de terre (environ deux hectares). En outre, il exploite un pressoir.

En 1848, le propriétaire du moulin s’appelle Thiroin. Une inspection réalisée en octobre 1853, indique que le Moulin est conforme au décret du 14 janvier 1852 qui précise les conditions de vannages et d'exploitation prescrites au moulin.

Le moulin fonctionne jusqu’en 1908, date à laquelle, Monsieur Marneux, son propriétaire, demande la fermeture de l’usine. La fermeture est acceptée, le moulin Aubert semble devenir une résidence, mais les riverains doivent s’acquitter de l’entretien des ouvrages hydrauliques. Sur le plan agro-économique, il fut l’un des plus importants moulins de la région.

Un nouveau propriétaire : le peintre Drian

En 1920, la propriété est acquise par le peintre, styliste et créateur de théâtre Adrien Etienne dit Drian (1885-1961) qui noue des liens artistiques avec la Cour d’Angleterre.

Le Moulin « de la Tuilerie » des Windsor

Vers 1952, le Duc et la Duchesse de Windsor recherchent une résidence de villégiature à l’extérieur de la capitale où ils résident désormais. Au même moment, Etienne Drian envisage de vendre le Moulin.

D’abord loué, le Moulin est finalement acheté par les Windsor et devient leur maison de campagne jusqu'en 1973.

Le Duc engage l’architecte-paysagiste anglais Russell Page (1906-1985), installé à Paris depuis 1945, pour redessiner les jardins. Celui-ci réalise un aménagement du paysage grâce aux atouts hydrauliques du moulin qui sont mis en valeur par le biais d’un jardin d’agrément.

De son coté, la Duchesse demande au français Stéphane Boudin (1888–1967), décorateur de Jacqueline Kennedy et de la Maison Blanche, de faire la décoration intérieure.

Le Moulin Aubert est rebaptisé par la Duchesse et prend le nom que l’on connaît actuellement « le Moulin de la Tuilerie ».

Le couple crée également des maisons dans des bâtiments annexes afin d'y accueillir toute la société artistique et littéraire de l’époque. Le Moulin devient ainsi le lieu de passage d’illustres invités comme le photographe Cecil Beaton (1904-1980) ou l’actrice Marlène Dietrich (1901-1992). 

A partir de 1968, la santé du Duc étant fragile, le lieu fait l’objet de convoitises notamment de promoteurs. Le domaine est finalement acquis par des propriétaires successifs qui s’attachent à le conserver comme au temps des Windsor.

Le Moulin aujourd’hui

En 2009, ses propriétaires souhaitent restaurer l’esprit du lieu et mettre en avant son histoire.

A l’issue de travaux de rénovation, ils décident de collaborer avec une association britannique (à but non lucratif), Land Mark Trust, fondée en 1965.

Cette association oeuvre pour la sauvegarde des bâtiments historiques par la mise en place d’un système de locations. Les fonds récoltés sont ensuite redistribués pour rénover des sites d'intérêt historique, architectural ou culturel qui sont en péril et l’entretien des bâtiments.


Le moulin de Jaumeron

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    Le moulin de Jaumeron.
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    Le moulin de Jaumeron.
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    Le moulin de Jaumeron en 1976.

Moulin à tan du XIVe siècle

Situé entre Courcelle et l’Abbaye, vraisemblablement construit au XIVe siècle, le moulin de Jaumeron s’est fait connaître au XVIe siècle comme moulin à tan.

À cette époque, du fait d’un nombre d’artisans tanneurs non négligeable, la demande en tanin était assez forte pour que des tanneurs du quartier Saint-Marcel à Paris achètent le droit de faire enlever l’écorce de tous les arbres dans une coupe de bois de 55 arpents, au lieu-dit “ Aigrefoing ” , un bois loué au seigneur de Chevreuse par le drapier Aubert et le boulanger Barat.

Ces écorces, une fois séchée, étaient acheminées jusqu’au moulin de Jaumeron car le tanneur Macé de Clermont avait conclu un contrat d’exclusivité avec le meunier Jacques Chanteloup.

À partir de 1755

Le moulin devient partie prenante de tous les litiges, tout d’abord avec le moulin de l’abbaye. Ce conflit marqua le début de contestations incessantes.
Au XIXe siècle, le meunier Poluche décida de doter le moulin d’une machine à vapeur tandis que la fonction du moulin évoluait, passant du blé à l’huile.

Dans la première moitié du XXe siècle

Le moulin sera transformé, par la société Mazamétaine, en une usine. L’entreprise fabrique un produit chimique destiné à délainer les peaux d’animaux.

Aujourd’hui

Le moulin n’est plus en activité. Il a été converti en une agréable demeure.


Le moulin de l'Abbaye

Construit vers 1155, propriété de l’abbaye Notre-Dame du Val-de-Gif jusqu’au XIXe siècle, il se spécialise dans la  mouture de céréales, mais pâtit d’une mauvaise situation : construit sur la partie la plus large et la plus plate de la vallée de l’Yvette, où la pente est très faible, il est au centre de  perpétuels litiges entre les religieuses et les exploitants successifs, puis entre ses propriétaires et ceux du moulin de Jaumeron.
 


 
 

Le moulin des Gibeciaux

Le plus récent des moulins giffois

Construit entre 1815 et 1816 sur la Mérantaise, avec une chute de 3,51 mètres, son histoire commence par des démarches administratives laborieuses : la construction du moulin est sans cesse contrariée par les formalités de conformité.

Son premier propriétaire est un meunier déjà établi près du pont de Sèvres sur la Seine. En 1848, le moulin est acheté par le vicomte Victor Debonnaire. Mais la structure incommode les riverains qui se plaignent des nuisances olfactives.

Propriété de la famille Trimbach

Le moulin est ensuite vendu plusieurs fois à des propriétaires qui ne restent pas longtemps. En 1932, Jacques Trimbach acquiert le moulin, désaffecté depuis plusieurs années. 

Aujourd'hui, le moulin est devenu un lieu de résidence.
 


 
 

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