Quartier Centre

Quartier Centre

Le Centre... autrefois

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    Carte postale : avenue de la Terrasse dans le centre-ville de Gif-sur-Yvette.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette.
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    Carte postale : avenue de la Terrasse dans le centre-ville de Gif-sur-Yvette.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette.
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    Carte postale : avenue de la Terrasse dans le centre-ville de Gif-sur-Yvette.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette.

Le noyau historique

Le cœur historique de Gif s’étend le long de la Grande rue (actuelle rue Amodru) jusqu’à la place de l’église dont le clocher rythmait autrefois le quotidien des Giffois. C’est là que se trouvent les plus anciennes maisons du bourg et que s’installent les principaux commerces.

Au XIXe siècle: une lente mutation

Avec la construction de la mairie-école (convertie depuis en bureau de poste) en 1884, le cœur du bourg se déplace vers le nouveau symbole de la République naissante. En 1895, le pavage de la Grande rue et l’installation d’un éclairage public achèvent la modernisation du village.

XXe siècle: nouvelles transformations

Une nouvelle maison commune

A la veille de la seconde guerre mondiale, la physionomie du centre-ville change profondément avec l’acquisition par la commune du château de l’Hermitage et de son parc en 1938. Le mur séparant la propriété de la Grande rue est démoli, ouvrant le parc, désormais visible, au public, tandis que la mairie s’installe dans le château.

"Redonner vie au village"

L’après-guerre est marqué par un développement de la commune qui s’urbanise. Le centre se trouve alors congestionné par les problèmes de circulation et de stationnement. A la fin des années 1970, un vaste programme de transformation du centre (« Redonner vie au village ») est mis en chantier : percement de la rue Neuve, pavage et mise à sens unique de la rue Amodru, constructions nouvelles autour de ces artères, restructuration de la Cour du Four et de la Cour de l’Image Saint-Jean, construction d’un nouveau bâtiment abritant les services municipaux, d’une salle polyvalente avenue de la Terrasse, modernisation du bureau de Poste.

Un coeur en mouvement

Le projet Val Fleury vient parachever la transformation du centre. Située en plein cœur du bourg, cette ancienne propriété du CEA acquise par la commune en 2003 est réaménagée, lotie pour partie, le parc ouvert au public, tandis que le château, réhabilité, est désormais dédié à la culture.
 


L'avenue de la Terrasse

Une des plus anciennes voies de Gif

Autrefois dénommée avenue de Button, cette voie était un chemin dit « de Gif à Button » qui fut supprimé lors de la création du parc du château au XVIIIe siècle. L’avenue fut alors plantée d’arbres.

Un chemin communal ?

Sa propriété reste alors difficile à établir : fait-elle partie du château ou est-elle chemin communal ? Si  le cadastre napoléonien de 1809 la figure comme chemin public, elle n’est pas classée parmi les chemins communaux. Cette incertitude sera à l’origine de sérieux litiges entre la municipalité et les propriétaires successifs du château.

Le premier différend surgit en 1869, est porté en justice en 1872 et trouve une solution en 1874 : la commune est propriétaire du commencement de l’avenue sur une longueur de 64,50 mètres, le reste revenant au propriétaire du château, toutefois les Giffois peuvent y circuler librement.

Les châtelains successifs s’accommodèrent mal de ce compromis, ne supportant pas par ailleurs les nuisances induites par l’installation régulière de fêtes foraines sur l’avenue.

Le premier marché de Gif

Le dimanche 20 septembre 1928 fut ouvert sur l’avenue de la Terrasse le premier marché de Gif, qui sera ensuite déplacé du côté de Grignon.

En 1952, le Conseil municipal donna à la partie communale de l’avenue le nom d’Emile Thuau, ancien charron et adjoint au maire.
 


Le marché

Depuis le Moyen-Age, les foires et marchés sont l’occasion de festivités en tous genres, des marchands venus parfois de loin cotoyant des paysans en costumes neufs, servantes et valets, moines, gentilshommes, baladins, artistes.

Etablis par la permission du Roi puis, après la Révolution, par ordonnance de police municipale, les marchés des gros bourgs sont couverts d’un immense toit de tuiles brunes à deux versants reposant sur des piliers de chêne.

Certains d’entre eux acquièrent dans la région une certaine réputation, tels ceux de Dourdan ou Etampes, qui deviennent le centre d’attraction des villages alentours.

 Un marché pour Gif

En 1844, le maire de Gif, Louis Debonnaire, souhaite aménager une grande foire annuelle aux marchandises et aux bestiaux mais n’obtient pas l’autorisation de la préfecture. Ce n’est qu’en 1928 que le nouveau maire Alphonse Pécard reprend le projet, mais décide de l’ouverture d’un simple marché, destiné uniquement aux besoins des Giffois. Il se tiendra deux fois par semaine, les jeudi et dimanche matin.

Situé successivement en bas de l’avenue de la Terrasse puis à Grignon sur la route de Bures, avenue de la gare, il s’installe à partir de 1952 sur son emplacement actuel, sur les  anciens terrains appartenant à Mme de Loustal, la dernière descendante de la famille Debonnaire. La halle couverte sera reconstruite en 1988.

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