Politiques

Arthur Levasseur.

Guillaume de Voisin

Seigneur de Gif, mort en 1518, il fut probablement enterré à l’abbaye du Val de Gif.

Sur sa pierre tombale, sculptée, Guillaume de Voisins est représenté en pied avec cette épitaphe : « ci-gît noble home Guille de Voisins en son vivant de Damiette puis Gif et en partie Villiers-le-Bâcle qui trépassa le Xème jour de l’an 1518 ».

A la tête de cette grande famille de Voisins on trouve un autre Guillaume de Voisins curé de Gif en 1470.

Claude Mérault

Claude Mérault ( ? - 1757) est le descendant d’une famille de seigneurs de Gif depuis 1657, importants propriétaires terriens de souche parisienne, commerçants anoblis à force d’achat de fiefs nobles et de charges de magistratures.

Il choisit quant à lui le métier des armes et fut nommé lieutenant du Roi au gouvernement de la comté de Bourgogne, c’est-à-dire qu’en l’absence du gouverneur, il avait tous les pouvoirs militaires d’une place de guerre dans cette zone alors stratégique qu’était la Franche-Comté.

Outre Gif et Chateaufort, il possédait également (entre autres) Moulon, Folie Jodoin, Folie Rigault ainsi que le fief de Frileuse Le Rouge où il fit aménager à grands frais un vaste logis et un jardin à la française.

Bâtisseur du château de Button : il s’installa sur les terres de Gif et fit construire à partir de 1754 l’actuel château de Button en lieu et place d’une ancienne maison seigneuriale, avec un parc ordonnancé d’inspiration Le Nôtre.

Claude Mérault est également à l’origine du très beau plan terrier qu’il fit établir à la même époque, qui recense ses terres, décrit leur nature et leurs limites, les noms des tenanciers qui les gèrent. Il n’est pas certain que Mérault ait participé à la réaction nobiliaire du XVIIIe siècle contre l’évolution sociale qui assure la promotion bourgeoise et rend obsolète l’immémorial cadre juridique féodal. En établissant ce terrier, sans doute a-t-il voulu, en administrateur rigoureux, profiter des progrès des techniques cartographiques.

Baron de Méneval

Issu d’une famille originaire de l’Ile de France, d’abord journaliste, Claude-François de Méneval (1778-1850) fait la connaissance en 1802 de Napoléon Bonaparte alors Premier Consul, dont il devient officiellement son premier secrétaire en 1806.

Élevé au rang de baron de l’Empire, il suit l’Empereur dans toutes les campagnes militaires et est présent lors de rencontres au sommet. Epuisé et ébranlé par la campagne de Russie (1812), il est nommé secrétaire des commandements de l’Impératrice Marie-Louise, avant de revenir à son poste auprès de l’Empereur en 1815.

Après la défaite de Waterloo (juin 1815), il tente en vain de rejoindre Napoléon à Sainte-Hélène. Refusant toute charge et honneur, il restera fidèle à la mémoire de l’Empereur.

En 1831, il fait l’acquisition d’une propriété à Gif, dont il rase l’ancienne demeure pour faire construire le château de l’Hermitage. Conseiller municipal à Gif de 1831 à 1848, il est toutefois peu assidu aux affaires locales.



Alphonse Pécard

Propriétaire foncier, Alphonse Pécard (1858-1936) est élu conseiller municipal pour la première fois en 1908, puis maire en 1919. En 1930, il démissionne à la suite de dissensions au sein du conseil municipal au sujet d’un projet d’aménagement d’un nouveau cimetière.

Lors de la séance du Conseil municipal du 9 août 1941, sur la proposition de Mr le maire, considérant les services rendus à la commune pendant de longues années par M. Alphonse Pécard lors de son mandat, le Conseil, pour perpétuer son souvenir, décide de donner son nom à l’avenue de la gare, dite route d’Orsay. La route d’Orsay sera ainsi dénommée : rue Alphonse Pécard, Ancien maire, 1858-1936.

Arthur Levasseur

Issu d’une famille de petits commerçants, Arthur Florentin Levasseur (1875-1955) s’engage très jeune en politique comme organisateur d’un groupe socialiste dans sa commune natale de Persan en Seine-et-Oise ; il se lance également dans le journalisme. Élu député pour la première fois en 1914 à Paris sous l’étiquette socialiste, il se spécialise dans les affaires économiques, le logement, l’habitat. 

Député jusqu’en 1928, il est ensuite élu maire à Gif en 1930. Réélu en 1935 puis en 1937, il sera renversé en août 1944 par le Comité de Libération, de nouveau élu en 1947 puis 1953 ; il décèdera durant son mandat le 22 octobre 1955.

Ce n’est pas un enfant du pays mais il vient se reposer dans sa maison de la « petite Coudraie » et il a une vision du développement de la capitale et de sa banlieue. Il sera dynamique sur le terrain de la politique locale. Il laisse le souvenir d’un homme habile, affable, qui maîtrise bien les dossiers et sait imposer son point de vue  avec vigueur et autorité. On lui doit notamment l’acquisition du château de l’Hermitage passé dans le domaine public de la commune en 1938.

En octobre 1955, un solennel hommage est rendu au maire qui vient de disparaître. Le parc portera son nom :

il est son œuvre et constitue un embellissement particulièrement heureux de la partie agglomérée de la commune, ce qui mérite une manifestation de reconnaissance et de souvenir.

Les Windsors

En 1936, à la mort de son père le roi George V, Edouard VIII est couronné roi d’Angleterre. Mais il est amoureux d’une roturière américaine divorcée deux fois, Wallis Simpson. Pour l’épouser, il abdique le 10 décembre 1936 en faveur de son frère, le duc d’York. Le couple, qui n’aura pas d’enfants, vivra en exil à Paris notamment.

Cherchant une résidence proche de leur hôtel particulier, ils louent en 1952 puis achètent et rénovent fastueusement le moulin Aubert à Gif, qu'ils baptiseront "Moulin de la Tuilerie".

Maria Callas, Marlène Dietrich, Elizabeth Taylor et Richard Burton, Cecil Beaton, …de nombreuses personnalités ont séjourné dans cette propriété, dont les jardins ont été imaginés par le célèbre paysagiste Russel Page.

Pendant que le duc se passionnait pour les fleurs, la duchesse se consacrait à ses carlins qui reposent, semble-t-il, dans le cimetière pour chiens aménagé spécialement au moulin de la Tuilerie.

Gustave Vatonne

Issu d’une vieille famille giffoise, cultivateur à Chamort, Gustave Vatonne (1875 - 1940) fut adjoint au maire de 1930 à 1937 et l’un des derniers grands fermiers giffois. Très impliqué dans la vie locale, il est l’un des principaux acteurs sur le terrain de la politique du maire Arthur Levasseur (1935-1944), ce dernier étant très pris par ses fonctions de député de la Seine, conseiller du commerce extérieur et directeur du comité de législation économique.

Lors du conseil municipal du 15 décembre 1940, il fut décidé de donner son nom à l’ancienne rue de la Fèverie. En 1948, la rue Gustave Vatonne s’étend jusqu’à la limite de Bures.