Quartier de Damiette

Vue sur Damiette et la vallée, fin XIXe-début XXe siècles

Un mystérieux château

Damiette était autrefois un minuscule hameau d’aspect misérable qui doit son nom à une ancienne forteresse médiévale, aux origines mystérieuses, mais connue dès la fin du XIIIe siècle, dénommée Damiette en souvenir des croisades et du siège victorieux de la ville de Damiette, en Égypte, par Saint Louis (1214-1270). Les murailles s’élevaient à près de six mètres en certains endroits, formant une enceinte inégale. Vers le milieu du côté oriental, deux murs parallèles d’une épaisseur de deux mètres semblaient indiquer l’emplacement d’une porte. On ne voyait trace ni de meurtrières, ni de fenêtres, ni de contre-forts.

Au début du XVe siècle, alors que Gif et sa région vivent sous la menace de soldats, un document décrit l’arrestation d’une quarantaine d’hommes malfaisants qui avaient trouvé refuge dans cette maison forte.
Au XVIIe siècle, François et Jehan de Gouttelas, alors seigneurs de Damiette après Guillaume de Voisins, vendent le fief à l’abbaye de Gif.

Guillaumin à Damiette

Un jour de 1882, le peintre impressionniste Armand Guillaumin (1841-1927) découvre le hameau de Damiette. Ami de Picasso, apprécié de Van Gogh, il immortalise en une trentaine de tableaux et quelques pastels ce paysage d’Ile-de-France, dont la lumière l’enthousiasme. Il les présente à l'exposition des Impressionnistes de 1886.

Un hameau préservé

Aujourd’hui, malgré les transformations et constructions successives depuis les années 1970, le quartier a conservé ses ruelles étroites et quelques maisons rurales anciennes qui lui confèrent son charme et son caractère.


Vue sur Damiette et la vallée, fin XIXe-début XXe siècles
Vue sur damiette et la vallée, fin XIXe-début XXe siècles