Un mystérieux château
Damiette était autrefois un minuscule hameau d’aspect misérable qui doit son nom à une ancienne forteresse médiévale, aux origines mystérieuses, mais connue dès la fin du XIIIe siècle, dénommée Damiette en souvenir des croisades et du siège victorieux de la ville de Damiette, en Égypte, par Saint Louis (1214-1270). Les murailles s’élevaient à près de six mètres en certains endroits, formant une enceinte inégale. Vers le milieu du côté oriental, deux murs parallèles d’une épaisseur de deux mètres semblaient indiquer l’emplacement d’une porte. On ne voyait trace ni de meurtrières, ni de fenêtres, ni de contre-forts.
Au début du XVe siècle, alors que Gif et sa région vivent sous la menace de soldats, un document décrit l’arrestation d’une quarantaine d’"hommes malfaisants" qui avaient trouvé refuge dans cette maison forte.
Au XVIIe siècle, François et Jehan de Gouttelas, alors seigneurs de Damiette après Guillaume de Voisins, vendent le fief à l’abbaye de Gif.
Guillaumin à Damiette
La vallée de Chevreuse a dès le XIXè siècle inspiré de nombreux artistes.
Peintre paysagiste aux coloris intenses, Armand Guillaumin est sans doute le moins connu des grands peintres impressionnistes. Ses sujets de prédilection sont les paysages de la Région Parisienne, de la Creuse et de l’Estérel. Guillaumin fera partie de la première exposition du groupe des impressionnistes en 1874, qu’il ne quittera plus. A la fin des années 1880, il se lie d’amitié avec Vincent Van Gogh.
Il commence à peindre la vallée de Chevreuse à partir de 1874 et découvre en 1882 le hameau de Damiette et ses maisons rustiques qui le fascinent et qu’il croquera dans une trentaine de tableaux lumineux et quelques pastels, présentés à l'exposition des Impressionnistes de 1886.
Un hameau préservé
Aujourd’hui, malgré les transformations et constructions successives depuis les années 1970, le quartier a conservé ses ruelles étroites et quelques maisons rurales anciennes qui lui confèrent son charme et son caractère.
