40 ans de Chevry

1973-2013 : Chevry fête ses 40 ans. Retrouvez le contenu des panneaux exposés dans le quartier de Chevry à cette occasion.

40 ans de Chevry

Chevry… avant Chevry

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    Le plateau, avant la construction de Chevry: de vastes champs cultivés, début des années 1970.
    © Photo: Fonds privé, Archives municipales de Gif
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    Vue aérienne du plateau. Au nord, le quartier de Belleville. La zone témoin du nouveau quartier de Chevry est construite, 1972
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
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    L'ancienne ferme de Beaudreville fin XIXe-début XXe siècle.
    © Archives départementales de l'Essonne
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    La plaine de Chevry dans les années 1930.
    © Photo : Fonds privé, Archives municipales de Gif
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    En haut de la Gruerie, vers Vacheresse en 1930.
    © Photo : Fonds privé, Archives municipales de Gif

Les anciens hameaux et lieux-dits

La construction du quartier de Chevry s’est faite sur une partie du territoire de Gometz-le-Ville, soit 167 hectares. L’ensemble des noms des voies s’inspire directement des anciens hameaux et lieux-dits de Gometz-la-Ville, comme l’atteste le cadastre napoléonien.

Folie Rigault

Le hameau de la Folie (une « folie »  est une riche maison de plaisance), est un très ancien  hameau de Gometz-la-Ville.  Il était constitué de deux fiefs, la Folie Rigault et la Folie Jodoin, qui appartenaient au XVIIe siècle au seigneur de Gif, Mérault.

Salmouille

Entre la ferme d’Armenon et le hameau de la pointe Genête, une petite dépression de 2-3 mètres permettait, les jours d’orage, à un petit ruisseau temporaire de se former : c’était la Salmouille. Il coulait par intermittence à  environ 800 mètres au sud-ouest du hameau qui porte aujourd’hui son nom.

Blanchard

Très ancien hameau de Gometz-la-Ville. Au début du XXe siècle, il existe à cet endroit un corps de bâtiment comprenant une chambre, une étable, une écurie, une petite remise. L’ensemble est décrit en 1948 comme étant une « coquette chaumière », qui fut le théâtre d’un fait divers sordide, puisqu’en octobre, sa propriétaire y a été assassinée.

Hauterive

Hameau de Gometz-la-Ville, situé autrefois à 2 km au sud du village. Les constructions ont été abandonnées et démolies. À la fin du XIXe, ce hameau n’existe plus.

La Guépinerie

Très ancien lieu-dit. À la Révolution, il est constitué de deux maisons. Au XXe siècle, l’une d’elles, « la Guépinerie », est rachetée par Léontine Thome, nouvelle propriétaire du château de Belleville dont elle a fait une école d’agriculture. L’autre maison est la propriété des fermiers de Belleville, la famille Pescheux.

Des terres agricoles, des fermes nombreuses…

Autrefois, la plaine sud, du côté de Gometz-la-Ville, était dévolue à la grande culture des céréales (blé, avoine, orge) exploitée par 6 grandes fermes, ainsi que l’élevage (notamment des moutons et des chevaux). La proximité de la route nationale facilitait les transports et l’acheminement d’engrais agricoles.

De même, la présence de deux chemins favorisait l’accès aux différents hameaux disséminés.

La ferme de Belleville

Dans les années 1920, la ferme de Belleville était déjà considérée comme une exploitation moderne avec du personnel nombreux.
Après-guerre, avec le développement de la mécanisation, les modes de culture vont se transformer.

Au sud, du côté de la mare Bapaume, une nouvelle forme de culture apparaît : l’horticulture sous verre. Des pépinières se développent.

À l’est, côté Gometz-le-Châtel, on trouvait surtout des prairies, vergers (poiriers à cidre notamment) et bois.

La ferme de Belleville faisait autrefois partie du domaine de Belleville 
incluant le château du même nom, reconstruite en 1855 par le nouveau propriétaire du château, Édouard de Chambray. Bâtiments construits autour d’une grande cour carrée. En 1888, l’héritier Raoul de Chambray conserve la ferme et vend le château et les bois. Elle est rachetée pendant la Grande Guerre par M. Villefranche, et occupée par la famille Pescheux, ancienne famille de laboureurs de Gometz, jusqu’en 1937. Dans les années 1920, l’exploitation fait 200 hectares s’étendant dans les plaines de Belleville et de Frileuse. Des prés étaient situés aux « Prés Mouchards ». Une mare se trouvait au centre de la cour intérieure pour baigner les chevaux, une autre, plus grande, à l’extérieur, servait à abreuver le bétail.
La ferme de Belleville sera démolie en 1989, dans le cadre de la construction du quartier de Chevry ; elle a abrité durant quelques années la mairie annexe. Aujourd’hui seules subsistent les anciennes bergeries.

La ferme d’Armenon

Elle existe toujours, située aux Molières à deux kilomètres au sud-ouest de l’actuel quartier qui porte son nom. La carte des Chasses du Roi mentionne sa présence. Les terres d’Armenon firent l’objet de longs procès et litiges, le seigneur de Belleville revendiquant des droits sur ce fief.
Figurant sur toutes les cartes de l’ancien régime, la ferme de Gousson, aujourd’hui disparue, se situait entre l’extrémité est de Belleville et le quartier des Joncherettes, jouxtant l’actuel Bois de la Hacquinière. Bâtiment assez modeste, elle était une dépendance de l’Abbaye Notre-Dame du Val de Gif, qui l’aurait donné à bail en 1487 aux frères Richard et Colin Perier. Elle fut vendue comme bien national à la Révolution française.

La ferme de Frileuse-le-Rouge

Disparue également, la ferme de Frileuse-le-Rouge était un domaine de 50 ha, composé de deux corps de bâtiments encadrant une large cour, un jardin d’agrément à l’est et un bois (actuel Bois Carré) au sud-ouest. Propriété de Claude Mérault, seigneur de Gif, à partir du XVIIIe siècle, elle fut ensuite achetée par Paul de Barentin, descendant des seigneurs de Courcelle, dernier Garde des Sceaux de Louis XVI, puis vendue comme bien national à la Révolution.

La ferme de la Vacheresse

Elle tient son nom d’un très ancien lieu-dit de Gometz-la-Ville, habité depuis très longtemps, comme l’atteste la trace d’un habitat gallo-romain. Au XVIIIe siècle, le fief appartient, avec Belleville, à Gilles de Trappu. Et est constituée essentiellement en une ferme entourée de murs, louée comme la ferme de Belleville à Jean Pescheux. En 1832, les héritiers Devin, propriétaires du domaine de Belleville, vendent séparément Belleville et la Vacheresse. Charles Mazure, fermier de Beaudreville, rachète Vacheresse et regroupe les terres. Les bâtiments de la ferme seront démolis.

La ferme de Beaudreville

Hameau de Gometz-la-Ville, Beaudreville comprend au XVIIIe siècle une grande ferme et quelques maisons, également appelée « Petit-Déluge », car elle dépendait de la commanderie du Déluge sur la paroisse de Marcoussis. Au début du XXe siècle, elle est exploitée par la famille Mazure qui joua un rôle important dans la vie de Gometz-la-Ville. La ferme à cette époque fait 180 hectares. Dans les années 1960, La SCI « Parc de Belleville » achète la propriété et installe ses bureaux dans les bâtiments, les ouvriers campant à proximité. L’ensemble sera ensuite rasé. Restent les poiriers, vestiges de l’ancien hameau.

La ferme de la Feuillarde

Située sur le territoire de Gometz-la-Ville, la ferme de la Feuillarde figure sur la carte de Cassini et sur la carte des Chasses du Roi. Propriété de l’Abbaye des Vaux-de-Cernay jusqu’à la vente des biens du clergé à la Révolution. Ensuite, les fermes de la Feuillarde et de Malassis, toutes proches et aussi anciennes, ont le même propriétaire et ne forment plus qu’une seule ferme au XIXe siècle. D’importants travaux de reconstruction vont faire disparaître les bâtiments de Malassis ; seule subsiste une grange, restaurée. La ferme de la Feuillarde quant à elle est toujours en exploitation aujourd’hui.
Les terres de Malassis et de la Feuillarde jouxtaient autrefois celles de la ferme de la Noue qui appartenait à l’abbaye de Gif.


…et des mares

Chevry est construit sur un plateau argileux imperméable fertile; les eaux de ruissellement ne pouvant s’infiltrer dans le sol, les agriculteurs ont su exploiter, au fil des siècles, les moindres ondulations du plateau en drainant l’excès d’eau vers des réceptacles naturels, les mares. Si les plus anciennes sont nées spontanément, beaucoup ont été creusées ou agrandies selon les besoins.

Abreuvoirs pour le bétail et le gibier (le seigneur de Belleville s’adonnant à la chasse), réserves pour l’arrosage, aires de vie pour les canards et les oies, réserves d’eau en cas d’incendie, les mares avaient de nombreuses utilisations. Le plateau en était parsemé, en particulier au sud. Certaines étaient poissonneuses.

Avec le défrichage des bois, les mares se sont comblées

Au début du XXe siècle, il n’en reste plus beaucoup.  La rationalisation des méthodes de drainage, la création de bassins de rétention artificiels, la disparition de l’élevage et les opérations d’urbanisme qui ont accompagné la création du quartier de Chevry dans les années 70 ont encore amoindri l’importance de ces mares.

Beaucoup ont disparu, mais leur nom a largement inspiré la dénomination des voies du nouveau quartier :

  • allée du Champ de la Mare,
  • allée de la Mare Jodoin,
  • allée de la Mare Gabrielle,
  • allée de la Mare l’Oiseau,
  • allée de la Nattée,
  • allée de la Mare Bapaume,
  • route de La Noue : ce mot, lié à l’idée de l’eau, désigne au XIIIe siècle à la fois un endroit noyé d’eau ou un emplacement où se formaient de petites mares ; au XIVe siècle, il signifie successivement une terre marécageuse, un sol humide ou l’ancien lit d’un cours d’eau.

Naissance de Chevry

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    Panneau 2 : La naissance de Chevry
    © Ville de Gif-sur-Yvette
  • 01-P2 01journaux800
    Article du Figaro, 25 octobre 1972.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 02-P2 02journaux800
    Tract dénonçant l'opération Chevry 2, URBADEMO, sd
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 03-P2 03journaux800
    Article du Figaro, 25 octobre 1972.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 04-P2 04journaux800
    Tract contre le projet Chevry 2 édité par le Parti socialiste unifié sections de Gif/Gometz/Orsay, sd.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 05-P2 05journaux800
    Article du Nouvel Observateur, 6 novembre 1972.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 06-P2 journaux800
    Article du Figaro, 23 janvier 1974.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 07-P2 07journaux800
    Article du Figaro, 6 février 1974.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 08-P2 08journaux800
    Note d'information sur Chevry 2 n°4, éditée par URBADEMO, sd.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 09-P2 09journaux800
    Tract dénonçant l'opération Chevry 2, sd.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 10-P2 10journaux800
    Article du Nouvel Observateur, 6 novembre 1972.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 11-P2 11journaux800
    Article du Républicain, 31 janvier 1974.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif
  • 12-P2 12journaux800
    Tract dénonçant l'opération Chevry 2, sd.
    © Fonds SAGA, Archives municipales de Gif

Il était une fois, il y a longtemps, un grand champ de blé perdu entre la vallée et le plateau. Un jour un monsieur de Paris imagina d’y planter autre chose que des céréales et des betteraves. À l’étonnement de tous, il parla de maisons, de jardins, d’écoles, de piscines, de tennis, de stade et même de golf. Ah ! L’original ! Lorsque le monsieur parla d’argent, de beaucoup d’argent, les choses se compliquèrent sérieusement, les uns évoquèrent un grand oiseau de proie, les autres une sorte de cataclysme naturel venant détruire la vallée de Chevreuse… « Des messieurs en costumes et cravates distribuèrent de fort belles brochures où on évoquait une sorte de paradis… D’autres messieurs sans cravates distribuèrent à leur tour des feuilles de papier où il était écrit que rien ne pousserait dans ce désert que le vent dévastait… mais des gens certainement inconscients vinrent avec femme et enfant commander l’une de ces maisons hantées. Les pavillons se multiplièrent… les camions de déménagement affluèrent, le gazon se mit à pousser…il fallait bien se rendre à l’évidence, le monsieur de Paris avait vu juste et qui plus est, les habitants semblaient presque heureux de leur sort… »
Bernard Siriex
Chevry Contact n° 1 mai 1974
 

Robert de Balkany, un promoteur immobilier

Il y a un peu plus  de 50 ans, en 1962, un promoteur immobilier, Robert de Balkany, créa la Société civile foncière du Plateau de Belleville, afin d’acquérir les fermes de Belleville et de Beaudreville soit 319 hectares de terres agricoles non constructibles.

Elles sont situées sur les communes :

  • 43 % sur le territoire de  Gif-sur-Yvette,
  • 52 % sur  Gometz-la-Ville,
  • 5 % sur Gometz-le-Châtel.

à cheval sur deux cantons :

 

  • Limours pour Gometz-la-Ville
  • Orsay pour Gif-sur-Yvette et Gometz-le-Châtel.

 

Au cours des années 1960

La politique d’aménagement du territoire prévoyait la création de villes nouvelles afin de désengorger les grandes métropoles et en particulier Paris. Ce sera le cas pour ce qui concerne la région Parisienne de Cergy-Pontoise, Marne-la-Vallée, Melun-Sénart et plus proches de nous Saint-Quentin-en Yvelines et Évry. Il était prévu la réalisation d’une autoroute reliant les villes nouvelles d’Évry et de Saint-Quentin-en-Yvelines qui devait descendre par la Gruerie et traverser Gif par la vallée de l’Yvette.

Par dérogation ministérielle, ces terres agricoles deviennent constructibles.

Le promoteur dépose en 1968 un projet de construction dénommé Chevry 2, en référence à la proximité de la vallée de Chevreuse et à Parly 2, qui initialement et « modestement » avait été à l’origine baptisé Paris 2, autre réalisation du promoteur.

Un Syndicat intercommunal 
« des 3 G » pour gérer la ZAC

Le 3 mai 1969, le Syndicat intercommunal des « 3 G » est créé entre la Société Civile Immobilière du « Parc de Belleville » et les maires des 3 communes concernées afin de négocier la convention de ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) de Chevry et éviter une urbanisation sauvage.

Cette convention de ZAC prévoyait la réalisation de 3633 logements, dont 3300 individuels, en contrepartie de nombreux équipements collectifs.

La ZAC répartissait les 3300 maisons individuelles à raison de

 

  • 310 maisons sur Gometz-le-Châtel,
  • 2090 maisons sur Gometz-la-Ville
  • 900 sur Gif.

La convention est signée le 3 juin par l’aménageur et les maires des trois communes, Robert Trimbach pour Gif, Louis Auru pour Gometz-le-Châtel et André Laumonier pour Gometz-la-Ville.

Le président du Syndicat est monsieur Trimbach. Cette convention fera l’objet de quatre avenants (1970, 1974, 1978, 1985).

 

Robert Trimbach

Il portera à bout de bras le projet Chevry. Son rôle sera déterminant dans la définition des grandes lignes, mais également pour le mener à bien jusqu’à son achèvement en dépit des vicissitudes économiques :

L’enfant Chevry n’était pas désiré et c’est par contrainte après 6 ans de résistance qu’il a été conçu… mais les parents aiment tout autant que les autres les enfants qu’ils n’ont pas désiré, souvent même, ils les entourent avec plus de soins ».

Robert Trimbach
maire de Gif

Plusieurs conditions pour démarrer les négociations :

  • abandon du projet d’autoroute,
  • constructions de maisons individuelles plutôt que du collectif, entre autres.

L’architecte de la ZAC, Alain Cornet-Vernet, dessine donc des maisons et de petits immeubles qui, dixit les plaquettes publicitaires, font des hameaux… qui font des villages… qui font une ville… à la campagne.

Le parti architectural, inspiré de ce qui se fait aux États-Unis.

Le premier plan de masse daté du 9 juillet 1970, élaboré avec la collaboration de deux paysagistes américains Zion et Breen, est la base du 1er avenant du 29 décembre 1970 à la convention de ZAC.


Un long fleuve pas très tranquille

Il apparut bien vite que « l’attelage » de 3 communes aussi différentes et aussi différemment concernées par Chevry était fort peu manœuvrable.

Dès l’annonce de sa naissance, Chevry 2 connait de multiples turbulences et l’accouchement se fera dans la douleur.

Les élections municipales de mars 1971 coutent leur siège aux maires des deux Gometz. À Gif, Robert Trimbach se trouve à la tête d’un conseil municipal disposant d’une très faible majorité et pas toujours acquise.

Le 23 novembre 1973, le syndicat intercommunal s’estime incompétent à autoriser l’ouverture de la troisième tranche de 243 maisons proposée par le promoteur. En effet, plusieurs difficultés sont apparues dans la réalisation de deux équipements d’infrastructure importants : la liaison de Gometz-le-Châtel à Bures par un tracé empruntant l’ex-voie ferrée Paris-Chartres et le parking de dissuasion de Bures. À cette époque, 633 maisons sont construites ou en voie de construction. La poursuite du programme est compromise...

Les opposants

Dès le départ le projet de la création de Chevry ne suscite pas l’enthousiasme général.

Les maisons témoins et le hall de vente sortent de terre à la Mare Gabrielle en 1972 ainsi que les premières maisons.

Le groupe de résistants : “Les Vautours”

Ce groupe de résistants, dit du “mercredi” ou “Les Vautours” mène la lutte pour entraver la réalisation des projets du Groupe de Balkany.

Ce groupe est composé :

 

  • de membres du PSU (Partis socialistes unifiés),
  • de l’ARM (Alliance marxiste révolutionnaire),
  • des GAM (groupes d’action municipale de Gif-sur-Yvette et de Gometz-le-Châtel),
  • d'URBADEMO (Urbanisme démocratique).

Le mémorable pique-nique dit de «la chasse aux vautours» se tient dans le parc du château de Belleville le 18 juin 1972.

200 à 300 personnes y participent et une exposition de 13 panneaux illustre les procédés habituels des promoteurs immobiliers.

Robert de Balkany dépose plainte contre X pour menace de mort en juillet 1972, l’affiche annonçant la «chasse aux vautours» étant vraisemblablement le corps du délit.

 

Deux moyens d’action sont mis en place

1/ La surveillance des élus par le biais d’affiche « Surveillons les élus ».


Le 30 octobre 1972, le conseil municipal de Gif, vote par 10 voix contre 9 et une abstention, une motion demandant au maire de déposer une plainte pour publicité mensongère contre le Groupe de Balkany.

2/ L’information des nouveaux acquéreurs

Des tracts sont distribués chaque samedi aux abords de la zone de vente mettant en garde les futurs acquéreurs contre les promesses du promoteur.

La presse nationale s’en mêle

Le Monde, le Figaro, le Nouvel observateur en parlent avec l’article de Jean-Françis Held du 6 novembre 1972 les «Vautours de Chevreuse».

Louis Blériot, dans le journal Les Informations du 11 décembre 1972, dénonce le prix excessif des maisons de Chevry.

 

Quelle commune pour Chevry ?

La ZAC de Chevry se trouvant sur le territoire de 3 communes, il fallut, à une étape de son évolution, choisir à quelle commune rattacher Chevry.

Le 24 juin 1974 : attachement de Chevry à Gif

Le Conseil municipal de Gif, au cours d’une séance qui durera plus de cinq heures, adopte d’une part, par 12 voix contre 11, l’avenant n° 2 à la convention de ZAC de 1969 et d’autre part, le rattachement de Chevry à la commune, par 12 voix contre 10 (un élu n’ayant pas pris part au vote, car considérant la question comme prématurée), sous la condition que les Chevriens le demande.

Un vote des Chevriens intervint les 28 octobre et 3 novembre 1974

Deux listes s’affrontèrent :

 

  • “Pour préserver l’avenir de Chevry”qui préconisait une solution d’attente.

  • “Pour réussir Chevry” qui optait pour un rattachement immédiat.

Le rattachement avec “Pour réussir Chevry” obtint 62 % des voix exprimées. Le rattachement prit effet le 1er décembre 1975 et les Chevriens devenaient des Giffois. Toutes les adresses postales changèrent.

Gif passait de 10 193 habitants à 11 171.

Sources :

  • Chevry Contact n° 96/ janvier 1983 : Chevry 2 10 ans de Préhistoire – 10 ans d’histoire.
  • Chevry Contact n° 42, février 1978 - Le dictionnaire du petit chevrie.
  • Gif Infos N° 182, décembre 1992 : «1072-1992 : les vingt ans de Chevry».

  • Document « Naissance de Chevry », décembre 1990, anonyme




40 ans de chevry : toute une histoire !

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    Panneau 3 : 40 ans de chevry : toute une histoire !
  • 01-P3 01plan800
    Les différentes phases de construction de Chevry.
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
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    Plan de Chevry en 1976.
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
  • 03-P3 03plan800
    Plan de Chevry en 1978.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette
  • 04-P3 -04plan800
    Plan de Chevry en 1999.
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
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    Centre aquatique Aquagif aux Prés Mouchards en 1988.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette
  • 06-P3 aquagif800
    Aquagif, dans les années 1990.
    © Archives municipales de Gif
  • 07-P3 Marche800
    Construction de la zone témoin de Chevry, en 1972.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette
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    Construction de la V6, en 1989.
    © Archives municipales de Gif

1962

Le promoteur immobilier Robert de Balkany, 
propriétaire de la SCI Parc de Belleville, acquiert 319 ha de terres situées sur le plateau sud de la vallée de l’Yvette.

1968

Pour relancer l’immobilier, l’État déclare constructibles tous les terrains susceptibles de recevoir les équipements nécessaires : c’est le triomphe des ZAC. Tous les verrous sautent, les communes se retrouvent seules face à des promoteurs appuyés par l’État. La SCI du Parc de Belleville dépose un projet de construction de 6 000 logements.

1969

En mai, création du syndicat intercommunal des « 3 G » constitué des communes de Gif, Gometz-le-Châtel et Gometz-la-Ville pour négocier au mieux avec le promoteur. Signature d’une première convention le 3 juin de ZAC avec la SCI pour éviter une urbanisation sauvage.

1970à 1974

Les 3 G parviennent à imposer à Balkany la réalisation d’une grande partie des équipements publics.

  • 1972 : lancement de la première tranche de 333 logements.
     
  • 1973 : accord pour une deuxième tranche de 300 logements. Le syndicat intercommunal refuse d’accorder une troisième tranche de 867 logements et 400 chambres de service.
     
  • 3 juin1973 : livraison de la première maison au Champ de la Mare.
     
  • 24 juin 1974 : le deuxième avenant à la convention réduit considérablement le nombre prévu de logements passant de 3600 à 2500 et introduisant une proportion d’habitats sociaux.
     
  • 1974 : étude d’une nouvelle voie de liaison entre le plateau et la vallée, dite « V6 ».
     

14 janvier 1974 :

  • Création du Club Chevry 2 (CC2) pour animer et développer des activités sportives et socio-culturelles.
     
  • Création du journal « Chevry-Contact », par ses informations, sert de trait d’union entre les habitants.
     
  • Naissance de l’Association Syndicale Libre (ASL) qui permet aux Chevriens de s’impliquer dans leur vie quotidienne.

Le rattachement de Chevry à Gif

27 avril 1974 : vote d’une motion par le conseil municipal de Gif, à une faible majorité, déclarant que l’intérêt des habitants de Chevry est d’être rattaché à une seule commune.

24 mai : le conseil municipal de Gometz-le-Châtel se prononce contre le rattachement de Chevry par 6 voix pour, 4 contre et 1 abstention.

24 juin à 2 heures du matin : rattachement de Chevry à Gif par le conseil municipal de Gif par 12 voix contre 11 (un élu n’ayant pas pris part au vote) après 5 heures de débat et adoption de l’avenant n°2 à la convention de ZAC de 1969.

29 juin : vote favorable par le conseil municipal de Gometz-la-ville au projet d’avenant n°2.

1975 : à la suite d’une procédure longue et difficile, Chevry est rattaché à Gif. Le décret paraît au Journal officiel le 16 novembre 1975. La population de Gif passe alors de 10193 habitants 11771 habitants, celle de Gometz-la-ville de 2094 à 558 et celle de Gometz-le-Châtel de 1400 à 1358.
 
 

Nouveaux logements entre 1975-1978

Troisième et quatrième tranches de 933 logements. À côté des maisons isolées du début, de nouveaux types d’habitat collectif voient le jour, de même que les premiers logements sociaux.

  • Au 1er janvier 1978 : on compte 3500 Chevriens répartis dans un millier de pavillons.
     

Gif devient propriétaire du château de Belleville

1976 : Gif devient propriétaire du château de Belleville, situé sur le territoire de Gometz-la-Ville.
 
 

le cœur de Chevry

  • 1979-1981 : avec la crise économique, la construction s’arrête autour de 1980, le groupe Balkany ayant décidé de vendre l’opération. La municipalité s’inquiète du risque de voir Chevry inachevé. Un groupe d’investisseurs du Moyen-Orient rachète la SCI « Le parc de Belleville ». La commune lui demande de s’engager à construire en priorité le cœur de ville sans lequel Chevry n’est encore qu’un lotissement. Début de la construction du quartier 40 (Bergeries, Prés Clairs, Champréau).
     
  • 1982 : inauguration du centre-ville après une longue maturation et 27 esquisses. Ouverture du centre cultuel Saint-Paul.
     
     

1983-1984 :des années de crise

1983-1984 : la crise du marché immobilier révèle les graves faiblesses de la structure financière de la SCI qui est incapable de faire face à ses obligations. La construction des équipements publics prend du retard.
 

Les dernières constructions

1985 : renégociation de la convention de ZAC entre la SCI et la commune, à l’occasion d’un quatrième avenant. Désormais, la ville de Gif, qui acquiert les droits fonciers restants, prend la responsabilité d’achever le quartier. Les dernières constructions sont livrées par Les Nouveaux Constructeurs, troisième et dernier promoteur, jusqu’à la fin des années 80-début des années 1990.

1988 : ouverture du centre aquatique Aquagif. La ferme de Belleville, qui abritait la mairie-annexe depuis 1973 est détruite. La mairie-annexe s’installe provisoirement au château de Belleville.

1989 : inauguration de la V6 reliant Chevry à la vallée.

1993 : inauguration des nouveaux locaux de la mairie-annexe.

1996 : dernière opération de constructions. La ZAC est achevée.

2002 : aquagif ferme définitivement ses portes.

2005 : la reconversion de l’ancien site d’Aquagif est décidée. La ZAC fait alors l’objet d’une révision simplifiée partielle.

2007 : la ZAC de Chevry est supprimée le 9 mai.

2007-2008 : construction du complexe Petite enfance des Prés Mouchards (Aquarelle et Gribouille) et programme de logements aux Prés Mouchards à l’endroit de l’ancien Aquagif.

2013 : réalisation de logements, d’un foyer d’accueil et de cabinets médicaux aux Goussons en lieu et place de l’ancienne crèche.

2013 : rénovation de la place du Marché Neuf, 30 ans après sa création.

2013 : La fibre optique est en cours de déploiement.

Concepts, organisation et principes urbains de Chevry

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    Panneau 4 : concepts, organisation et principes urbains de Chevry.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Le quartier de Chevry, aménagé autour des deux rocades (en pointillé), années 1980.
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
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    La pointe Genête et l'allée de la Blancharde sont terminées.
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif
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    La rocade de Beaudreville: les Neuvries et l'allée des Graviers de la Samouille en construction.
    © Photo : IGN, Archives municipales de Gif

Partant d’un territoire quasi vierge constitué de quelques fermes et de terres agricoles, le projet de Chevry peut s’inscrire dans une 
démarche urbaine de lotissement originale. Dès lors les modèles classiques de lotissements constitués de rues se croisant à angle droit, de parcelles découpées au cordeau sont laissés de côté pour reprendre une organisation encore rare à l’époque en France, mais qui existe déjà outre-Atlantique.

Les circulations : rocades, 
raquettes, liaisons douces…

Une forme de 8

Le quartier de Chevry est structuré par une colonne vertébrale constituée par la rocade de Beaudreville et celle de Frileuse, qui, reliées ensemble, forment un 8.

Ce 8, symbole de l’infini, permet donc une circulation sans fin : il n’y a pas de boulevard traversant de part et d’autre le quartier, mais un lacet viaire qui irrigue les petits quartiers ou “raquettes” dont les entrées se greffent à ces rocades telles des grappes.

Le transit reste faible du peu de possibilités pour entrer directement dans Chevry.

4 entrées possibles  

  • 
via la Gruerie en logeant la Haie Daniel,
  • via la Vacheresse depuis les Molières et la RD 40,
  • via le hameau de Beaudreville en passant entre la Pièce du Lavoir et le hameau du même nom,
  • via le rond-point des Prés Mouchards.

L'entrée via la route du Taillis Bourdrie depuis la RD 40  sera condamnée suite à un accident.

La V6

Enfin, l’arrivée de la V6 – route du Val de Gif permettra de relier enfin de manière plus directe Chevry à la vallée.
 

Les raquettes

Les bordures végétales des rocades, notamment de Beaudreville, la succession des entrées de raquettes déboussole la quasi-totalité des visiteurs et il faut de nombreuses visites pour enfin se repérer.

Ne disposant que d’une entrée et sortie elles ne se prêtent donc pas à une circulation de transit. Le résultat obtenu est donc un trafic automobile quasi exclusivement constitué par les habitants et les services publics (ramassage des ordures, Poste, services des espaces verts…).

Cela permet également de renforcer une logique de communauté de riverains-voisins au sein de chaque raquette.

Les rocades

Le gros du trafic est essentiellement absorbé par les rocades.
Dès lors elles sont pensées pour accueillir le moins possible de fréquentation des piétons et des cycles.

Sur les deux rocades, les trottoirs sont inexistants et les piétons sont invités à emprunter l’important réseau de liaisons douces inter-raquettes.

La traversée de la rocade, inévitable à certains endroits est à nouveau séparée du flux automobile par des passages souterrains dont l’utilisation reste malheureusement occasionnelle. Une bande cyclable sur la chaussée existe bien sur la rocade de Beaudreville et une piste en bordure de chaussée matérialisée par un revêtement différent, mais elles ont davantage vocation à canaliser un flux cycliste inévitable qu’à véritablement l’officialiser et les inciter.

La limitation de vitesse

Les raquettes sont dès lors pensées comme de véritables zones de rencontres entre les différents usagers de la route. L’instauration d’une limitation de vitesse uniforme à 20 km/h sur l’ensemble des raquettes préfigure en quelque sorte les futures zones de rencontres instaurées dans certains centres-ville.

L’architecte de Chevry, Alain Cornet-Vernet explique ainsi l’importance qu’il faut donner aux cheminements :

À chaque point il faut se poser la question, simuler l’observateur, que va-t-il voir ? Découvrir ? Qu’allons-nous lui cacher ? Que peut-on apporter pour l’émouvoir, le charmer, le distraire ? »

Alain Cornet-Vernet, l’architecte de Chevry

L’aménagement de l’espace

Si l’on regarde Chevry vu du ciel…

… c’est un ensemble d’habitations, de commerces et d’équipements publics posé sur un espace vierge au milieu des champs et des bois.

  • Chevry est conçu autour de lui-même, le faible degré communication vers l’extérieur le renferme sur son propre espace.
     
  • Il n’est traversé par aucune nationale, départementale ou réseau de transport en commun lourd.
     
  • C’est un ensemble urbain clos dont la forme est davantage celle d’une coquille que celle d’une ville traditionnelle constituée autour de ses fonctions commerciales et d’échanges.

Chevry ne s’interconnecte quasiment pas avec son environnement et semble fonctionner en vase clos.

À une époque où les freins à l’étalement urbain n’ont pas encore émergé, l’aménagement de l’espace selon le schéma des raquettes et d’un réseau viaire en courbes n’est pas le plus économe en foncier. Ce système mis en œuvre durant les premières phases de Chevry constituées autour de la rocade de Beaudreville sera vite rattrapé par une pression foncière croissante en 
Ile-de-France et la nécessité d’optimiser l’occupation au sol.

La densité au sol sera donc maximisée au travers des programmes de logements collectifs, mais également lors de la réalisation des dernières phases comme celle de la Clairière.

Trois éléments préexistants à Chevry devront être intégrés dans l’aménagement de ce quartier

  • La ligne à très haute tension qui existe depuis les années 1950,
     
  • La nécessité de préserver des bassins de rétention d’eau,
     
  • Le quartier et le château de Belleville.


Concernant la ligne à très haute tension, le choix qui est fait, et qui s’avèrera judicieux, est celui de ne pas autoriser de constructions en dessous en ménageant un périmètre préservant les vues et la quiétude des habitants. Sous son tracé sont donc réalisés une partie du golf entre l’école de la Feuillarde et le bâtiment des services techniques de part et d’autre des quartiers de la Pommeraie et de la Haie Daniel, ainsi que le parc de la Nattée.


Les bassins de Chevry

La ferme de Belleville
Sur le plateau de Chevry-Belleville, préexiste la ferme de Belleville, située à l’emplacement actuel du Pré Chevalier, de la rue du même nom, au sud-ouest de la place du Marché Neuf.
La ferme de Belleville accueillera un temps la mairie-annexe avant d’être démolie. Ne subsistent aujourd’hui que les anciennes bergeries situées entre l’aire de jeux du château et l’entrée sud du parc du château.

Le château de Belleville sera lui conservé et deviendra propriété de la ville de Gif bien que située administrativement sur la commune de Gometz-la-ville.

Quant au quartier de Belleville, lotissement conçu à partir du début du XXe siècle, il restera déconnecté du quartier de Chevry par une absence de continuité urbaine ; le parc de la Plaine, celui du château de Belleville le laisse à l’écart, simplement relié par une voie d’accès, la rue de Chevry. Peut-être y a-t-on vu une volonté de ne pas lier deux lotissements aux logiques et aux époques très différentes.

Les espaces agricoles et forestiers de Chevry

Ceint d’espaces agricoles et forestiers, Chevry n’en oublie pas de réserver en son sein quelques poches d’espaces verts, sportifs et d’agréments. Le bois carré, les parcs du château de Belleville et de la Plaine en sont les principaux.

Si l’on recherche davantage de nature il faut sortir de Chevry : par la Vacheresse à l’Est de la Blancharde pour accéder à des bois, à l’est via la Pièce du lavoir pour cheminer au sein des champs, au nord-est pour se promener dans les bois de la Hacquinière permettant de rejoindre la vallée. Au sud, une barrière est formée par la RD 40.

Polarités

Chevry se structure autour de 4 polarités : une principale et trois de proximité.

  • La principale est constituée par la place du marché Neuf qui regroupe en un même lieu l’ensemble des fonctionnalités urbaines nécessaires à la quasi-autonomie du quartier. Commerces, la Poste, la mairie-annexe, un centre cultuel, un supermarché, un marché forain, une gendarmerie ; leur présence incitera d’autant moins les Chevryens à se rendre dans la vallée et ce d’autant plus que la volonté existait dans le programme d’origine de réaliser une salle de spectacles à côté de l’actuelle boulangerie, une piscine dans le parc du château de Belleville, deux stades supplémentaires de quoi définitivement abandonner toute envie de sortir de Chevry ! Ces derniers équipements ne verront cependant pas tous le jour.
  • Les polarités de proximité
    Chevry  est pensé comme une vie en communautés.
    Les raquettes en sont le lieu le plus réduit et elles s’agrègent autour des équipements scolaires de proximité.

    Feuillarde
    , Neuveries et Plaine permettent aux parents et aux enfants de la fréquenter la plupart du temps à pieds ou en vélos selon des itinéraires sécurisés constitués par l’important maillage de liaisons douces. Chacun de ces groupes scolaires dispose de son propre gymnase et terrain d’évolution offrant aux enfants des activités sportives de proximité limitant le temps perdu en transport.
     

Le restaurant du Country club est également pensé comme lieu de la communauté chevryenne rassemblée aux beaux jours autour de son éphémère piscine.

Concepts architecturaux de Chevry

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    Panneau 5 : les concepts architecturaux de Chevry.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Habitations en 1982.
    © Archives municipales de Gif
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    Le rond-point des Neuvries et l'allée du mail, fin des années 1970.
    © Archives municipales de Gif
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    Le centre de Chevry, en 1988.
    © Archives municipales de Gif
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    Les maisons organisées en raquettes, en 1982.
    © Archives municipales de Gif
  • 05-P5 chevry2-800
    Dans les années 1980.
    © Archives municipales de Gif

L’architecte de Chevry, Alain Cornet-Vernet

Il a synthétisé sa vision du rôle de l’architecte dans un 
article paru dans la Revue technique des constructeurs promoteurs d’octobre 1979.
Il rappelle 
notamment que l’architecte se trouve en permanence tiraillé entre deux visions : celle de l’habitant et celle du site et du paysage dans lequel s’inscrit l’habitation.

Deux questions se posent :

  • Quelle maison pour quel habitant
  • Quelle maison pour quel site ?


Pour répondre à la première question, il explique que la définition de la cible à laquelle s’adresse l’architecte reposait auparavant sur des considérations basiques : revenus et nombre d’enfants. L’émergence dans les années 70 d’une approche prenant en compte également d’autres dimensions comme l’âge ou les références sociales et culturelles.

S’adresser aux cadres supérieurs urbains, parisiens en particulier, avec enfants

Dès lors Chevry se positionne clairement pour s’adresser aux cadres supérieurs urbains, parisiens en particulier, avec enfants qui souhaitent bénéficier d’un cadre de vie de qualité et quitter le stress de la vie des grandes villes.

C’est d’ailleurs le reproche qui sera fait aux futurs Chevryens par les opposants au projet qui les considèreront longtemps comme des Parisiens. L’entrée au conseil municipal de Chevryens en 1977 contribuera à rapprocher Chevry de la vallée.

Les premières tranches sont exclusivement constituées de maisons individuelles avec au minimum deux chambres destinées à des familles avec enfants.

Au gré des tranches de construction de Chevry, les modèles de maison ou d’appartements proposés à la vente ont évolué sur une période s’étalant sur près d’une vingtaine d’années.

Voici les grands principes qui ont guidé la réflexion autour de la forme et de la configuration architecturale des habitations de Chevry et l’aménagement des sites dans lesquels elles s’inscrivent.

Être durable

La maison doit être durable au sens d’une qualité de construction qui lui assure sa pérennité, mais également un entretien le moins onéreux possible sur la durée.

Être économe en énergie

Partant du constat que le chauffage représente à lui seul 30 % de la facture énergétique il convient de réaliser des logements économes en énergie. Pour cela il faut : une bonne isolation.

Le coût du cm supplémentaire d’isolant est faible et la qualité de l’isolation constitue un bon argument de vente. Il est nécessaire de travailler également sur l’étanchéité à l’air (joints des ouvrants notamment), une bonne orientation des surfaces vitrées, une pompe à chaleur, le recours à l’énergie solaire…

Lutter contre le bruit

Vis-à-vis de l’extérieur par des murs, des buttes pour limiter les bruits de circulation.

De l’intérieur en isolant les bruits d’eau et les pièces de sommeil.

Entre maisons, d’autant plus si elles sont accolées, entre les espaces extérieurs en particulier les séjours en faisant en sorte qu’ils ne soient pas contigus.

Soigner les vues

  • Depuis la rue : car tant pour celui qui y habite que pour le visiteur c’est la première vision de l’habitation. Pour autant, l’habitant doit également  se sentir protégé de la vue des passants. Il faut un espace assez fermé pour préserver l’intimité, mais également suffisamment ouvert pour donner envie d’entrer.
  • La vue de la maison : il faut permettre à l’habitant de savourer le paysage vu de ses fenêtres, mais également d’éviter les vis-à-vis trop proches.
     
  • La vue dans la maison : elle est obtenue par le travail sur les volumes, leur variation, l’agencement des fenêtres, les  niveaux (2 marches pour descendre au salon donneront par exemple un effet différent).
     
  • La vue du jardin : la vue des voisins est un élément à éviter tant il ressort de toutes les enquêtes que chacun souhaite ne pas être vu.
     

Être flexible

Une maison doit être adaptée à un profil de famille ; pour autant elle peut être conçue pour pouvoir s’adapter à deux ou trois profils différents. Cette flexibilité peut être atteinte par la création d’espaces non affectés (combles, sous-sols) ou d’espaces pouvant être reconvertis en fonction des besoins (bureau, salle de télé, espace de jeu…). Pour autant cette flexibilité a un coût financier en terme de prix de revient.

D’autre part, la modification de ces espaces est soumise au respect de règlements privés (ASL) ou publics (urbanisme).

Être fonctionnelle

  • La liaison maison-voiture : elle doit être la plus courte possible. Le garage peut devenir un lieu de vie (jeux, bricolage) qui nécessite d’être près de la maison. Le cellier peut constituer le sas entre le garage et l’entrée ou la cuisine.
     
  • L’entrée : elle doit desservir dans l’idéal la réception, le salon-salle à manger, la cuisine, l’escalier desservant les chambres à l’étage et le sanitaire des invités. La porte d’entrée devra être protégée des intempéries pour sa longévité et le confort des usagers.
     
  • La suite parentale : dès que le programme le permet, il convient de réaliser pour les parents une chambre, une salle de bains-w.c. et une penderie.

L’insertion dans le site :  « un urbanisme vert »

Il faut que les maisons construites donnent une image d’ensemble.
Il faut donc être « poli » avec le site. Parce que l’urbanisme de la maison traditionnelle est souvent celui de la périphérie des agglomérations, il se trouve donc en lisière des espaces ruraux ou boisés. Le végétal doit donc occuper une place prépondérante, quelle que soit la densité à mettre en œuvre.

Affirmer les discontinuités

Il faut truffer d’espaces verts le tissu urbain : ici une dépression inondable, là une levée de terre séparant deux quartiers, là un équipement sportif. Cela permet également dans le plan de masse de cerner les quartiers et ces espaces verts vont permettre de donner une véritable identité à chacun des quartiers et de réunir les habitants qui vivent de part et d’autre en y accueillant le jeu des enfants.

Planter pour tout de suite et pour demain

Les conditions économiques des projets ne permettent pas de planter la totalité des arbres et arbustes déjà bien développés. Il faut donc mélanger quelques plantations d’un bon développement et des plants plus jeunes. Quelques grands sujets ne vont pas remettre en cause l’équilibre financier, mais vont permettre d’apporter de l’ombre, une odeur, le sentiment que ce lieu créé de toute pièce est là depuis toujours participant ainsi à l’enracinement de cette nouvelle communauté.

Planter pour un climat

Les mouvements de terre et les plantations auront vocation à adoucir la rigueur du climat d’origine : apporter de l’ombre et de la fraicheur l’été, protéger du vent, etc. L’arbre à feuille caduc par exemple fournira un frais ombrage sur la façade en été, mais laissera passer la lumière l’hiver.

Cet urbanisme vert, teinté de paysagisme, a vocation à répondre à l’aspiration de ceux de plus en plus nombreux qui souhaitent vivre dans un habitat moins dense, plus aéré, s’intégrant dans les sites ruraux.

Différents styles architecturaux

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    Panneau 6 : les concepts architecturaux de Chevry.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Extrait d'une plaquette publicitaire, années 1970.
    © Archives municipales de Gif
  • 02-P6 maison2 800
    Maison Rochefort à Chevry, extrait d'une plaquette publicitaire.
    © Archives municipales de Gif
  • 03-P6 residence 800
    Résidence Saint-Lubin, extrait d'une plaquette publicitaire.
    © Archives municipales de Gif
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    Les différents styles architecturaux, extrait d'une plaquette publicitaire.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette
  • 05-P6 ebene 800
    Maison Ebène, extrait d'une plaquette publicitaire.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette
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    Maison Chatelet 2, extrait d'une plaquette publicitaire.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette

Les premières constructions

Sur le pourtour de la rocade de Beaudreville on retrouve les premières tranches de la construction de Chevry entre l’allée des 32 Arpents et l’allée des Pistolets (à l’exception de l’allée du Bocage de Beaudreville), ainsi que l’allée de la Mare Gabrielle qui n’était autre que l’allée des maisons d’exposition, soit 17 raquettes.

Les différentes tranches de Chevry ont correspondu à une classification établie par l’architecte de Chevry, Alain Cornet-Vernet dans un article consacré à la conception des maisons individuelles.

  • La maison isolée (8 à 13 unités par hectare) : avec cette densité il est nécessaire de conserver des maisons de plain-pied pour la bonne variété du programme. Il est possible de doter les maisons de garages doubles.
    Cela correspond aux premières tranches de la rocade de Beaudreville.
     
  • La maison jumelée (14 à 18 unités par hectare) : Il s’agit là d’accoler deux maisons et d’ouvrir leurs façades sur les trois côtés. Ce groupement pour être esthétique doit observer quelques règles : abaisser le volume sur la rue et faire régner les horizontales, séparer les entrées et les patios d’entrée, donner l’impression que l’on habite le morceau d’une grande maison plutôt qu’une maison accolée, essayer d’avoir une des maisons sur un seul niveau avec comble aménagé. Exemple : allée de Mocsouris.
     
  •  Le triplex ou quadruplex (18 à 25 unités à l’hectare) : même principe que les maisons jumelées, mais ici groupées à 3 ou 4. Deux variantes existent : classiquement avec un mur séparateur (allée de la Bannière de Maupertuis) et en croix (allée des Fours Blancs).
     
  • La maison en bande (18 à 40 unités par hectare) : maison villageoise de type “ town house ” à un ou deux niveaux en fonction de la densité. Au-delà d’une certaine densité, le maintien du garage n’est plus possible et l’on passe à un stationnement collectif.
    Exemple : allée de la Pommeraie, allée de la Clairière.
  • Le semi-collectif (40 à 60 unités à l’hectare) : ce type d’habitat tente de donner à un groupement d’appartements le plus grand nombre possible de qualités de l’habitat individuel. Le jeu de terrasses privatives ou de gradins a souvent donné une architecture méditerranéenne pas toujours adaptée à nos climats.
    Exemple : allée du Champ Préau, Pré clair, Bannière de Maupertuis.

Nom “ Chevry “

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    Panneau 7 : Le nom Chevry.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Château de Chevry-en-Sereine-Bocage gâtinais.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Château de Chevry-en-Sereine-Bocage gâtinais.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Médaille.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Blason.
    © Ville de Gif-sur-Yvette

Le nom de Chevry fut choisi en référence à la proximité de la vallée de Chevreuse.


Les réalisations du groupe Balkany, Parly 2, Grigny 2, Vélizy 2, portant un « y » à la fin du nom, celui-ci fut donc choisi de dénommer le quartier de Chevry auquel fut accolé le « 2 » marque de fabrique du promoteur Robert de Balkany.

  • Les habitants de Chevry sont les Chevriens.
  • Les communes portant le nom de Chevry

Il existe en France 5 communes portant le nom de Chevry

Elles sont localisées dans l’Ain, le Loiret, la Manche et la Seine-et-Marne, pour deux d’entre-elles.

Chevry (Ain)

Ville de 1235 habitants (chiffre de 2010) dans le pays de Gex, proche de la frontière suisse. Elle est formée de Chevry-Dessus et Chevry-Dessous. Ses habitants s’appellent les Chevryziens et les Chevryziennes.

Chevry-sous-le-Bignon (Loiret)

Petite commune de 229 habitants, proche de Ferrières-en-Gâtinais. Ses habitants sont les Chevriots et les Chevriottes.

Chevry (Manche)

Petite commune de 72 habitants (2010) près de Tessy-sur-Vire. Elle porte le nom d’un sous-affluent de la Vire, le Chevry. Ses habitants s’appellent les Chevryais. Ici, le toponyme Chevry dérive de l’anthroponyme roman Caprius.

Chevry-Cossigny (Seine et Marne)

Ville de 3668 habitants formée de deux communes Chevry et Cossigny. Ses habitants sont les Chevriards.

Chevry-en-Sereine (Seine et Marne)

Ville de 470 habitants (2010) appelés les Chevriots et les Chevriottes
Sous le règne d’Henry IV, le domaine de Chevry est adjugé à Charles Duret de Chevry, fils de Louis, médecin des rois Charles IX et Henri III. Il y fait construire un élégant château en brique et chaines de grès taillé.

Mais aussi Chevry, ancienne commune du Jura, aujourd’hui intégrée à Saint-Claude.

Les personnalités portant le nom de Chevry ou ayant Chevry dans leur nom

L'abbé Pierre de Chevry

L’abbé Pierre de Chevry marquera pendant une trentaine d’années la vie de l’abbaye des Fossès, fondée en 639. L’abbaye après avoir recueillie les reliques de saint Maur deviendra  Saint-Maur-des-Fossés. Cette abbaye, aujourd’hui disparue, dans la commune actuelle de Saint-Maur-des-Fossés (Val de Marne). Le parc de l’abbaye est situé à son emplacement.

Charles Duret de Chevry

Charles Duret, seigneur de Chevry (1564-1636), contrôleur général des Finances et secrétaire de l’ordre du Saint-Esprit, construisit sous Louis XIII (vers 1633) le château de Chevry-en-Sereine.

Lucette Michaux-Chevry

Avocate et femme politique, née en 1929 à Saint-Claude, Guadeloupe. Elle occupa de nombreux mandats locaux et parlementaires ainsi que par deux fois des fonctions ministérielles.

Les hôtels particuliers et châteaux

L’hôtel Duret de Chevry

Il est situé rue du Parc Royal à Paris, fut construit entre 1618 et 1620 par Jean Thiriot. C’est un des derniers construits en brique et pierre pendant le règne d’Henri IV et la Régence.

L’hôtel Tubeuf, également appelé hôtel de Chevry

Il est situé à l’angle de la rue Vivienne et de la rue des Petits Champs fut édifié par Jean 
Thiriot pour Charles Duret de Chevry. Il fut acheté ensuite par Jacques Tubeuf qui le loua à Mazarin qui l’acheta à son tour en 1649. Ce dernier y entreprit de nouvelles constructions. Jacques Tubeuf construisit un nouvel hôtel appelé hôtel Tubeuf.
L’emprise de ces deux hôtels a été incluse dans les plans de l’architecte Henri Labrouste, lors de la construction de la Bibliothèque impériale entre 1854 et 1875. Elle constitue aujourd’hui une partie du patrimoine architectural de la Bibliothèque nationale de la rue de Richelieu.

Le château de Chevry-en-Sereine

Icone : monument historique.Le château construit entre 1610 et 1630 par Charles Duret de Chevry est classé monument historique depuis 1966. Le parc aurait aménagé suivant un dessin attribué à André Le Notre.
Histoire de la toponymie de Chevry.

Commercialisation de Chevry : une ville à la campagne

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    Panneau 8 : la commercialisation de Chevry - Une ville à la campagne.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    L'intérieur-type d'une maison chevrienne vanté par une brochure publicitaire.
    © Archives municipales de Gif-sur-Yvette
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Le programme de Chevry est, qu’on le veuille ou non, avant tout le programme d’un promoteur et a une finalité commerciale.

Pour rentabiliser les investissements concédés par le promoteur dans le cadre de la ZAC, les différents programmes de commercialisation vont déployer tout un argumentaire reposant sur des éléments parfois opposés, mais qui jumelés créent de la valeur ajoutée. On n’hésite pas alors à parler des “Plus belles maisons de France”, rien que ça !

Nous sommes les seuls à offrir à Chevry 2 l’exceptionnelle conjonction des 3 éléments capitaux qui faciliteront votre vie : deux autoroutes et un métro, et deux grands centres commerciaux à proximité ».

Les avantages de Chevry mis en avant furent les suivants :

Le cadre et la situation

Tout d’abord, nous sommes en vallée de Chevreuse. Nature, forêts, châteaux et patrimoine historique, restaurants gastronomiques et clubs hippiques offrent un agrément et un cadre de vie de grande qualité. À cela s’ajoute la présence d’établissements de renom à proximité : HEC, Polytechnique, le CEA, l’Université Paris-Sud, la présence d’un RER.
C’est donc un environnement très riche et varié au sein duquel vont s’installer les futurs Chevriens entre nature, hauts lieux de recherche, d’études, histoire… Qui plus est tout cela est à portée de bicyclettes.
Et ils habiteront dans des hameaux… qui font un village… qui font une ville aux champs !
On évoque même dans les plaquettes des “villageois de Chevry 2”.
Ce que l’on propose donc aux futurs acquéreurs c’est de devenir des « rurbains ».

L’accès est également vanté comme étant aisé et unique

  • Deux autoroutes, l’actuelle N118 (alors F18, mise en service en 1972) est considérée comme telle au même titre l’A10.
  • La présence du RER B dans la vallée est également mise en avant.

Chevry, une certaine « way of life » !

Outre la situation et la cadre c’est le mode de vie qui est attractif.
L’insouciance à l’américaine : “C’est le week-end tous les jours ! 
”

Le “luxueux country club” est d’ailleurs le lieu naturel de rassemblement des Chevriens autour de la “grande piscine” (ancien AquaGif).

Univers protégé, sécurisé. Vie douce, simple heureuse. Paris intra-muros devient inabordable et invivable.
Rares sont les Chevryens qui ne se laissent pas tenter par un sport réservé ailleurs aux “happy few”.
Viennent ensuite, sans doute au gré des modes, des mots comme 
“Une ambiance club raffiné au charme britannique”, “un quartier fait de cottages nichés dans des frondaisons de parcs à l’anglaise.”

L’offre de commerces et d’équipements

Là aussi, l’offre est pléthorique !

Deux centres commerciaux existent à proximité : Vélizy 2 et bientôt “Les Ulis à Bures”. En tout les Chevriens auront accès en quelques minutes à 200 boutiques, 6 salles de cinéma, 3 banques (sic !), 8 restaurants et la Samaritaine, le Printemps, Prisunic…

En matière d’équipements, c’est également la démesure qui domine.

Le programme vanté est ambitieux et pas forcément conforme à la réalité. Ainsi, vante-t-on le nombre d’équipements publics programmés et consentis « de bonne grâce » par le promoteur :

  • 6 groupes scolaires pour 96 classes maternelles et élémentaires ;
  • 2 collèges ;
  • Une salle de sport de 1500 m² ;
  • 8 gymnases ;
  • 2 piscines ;
  • 14 plateaux d’évolutions ;
  • Un terrain de sports de 2,5 hectares ;
  • 1 stade de compétition comprenant des gradins de 400 places ;
  • 3 maisons de jeunes ;
  • 1 centre culturel.

On annonce même

  • un centre d’incendie ;
  • 2 crèches ;
  • 6 haltes-garderies ;
  • Un dispensaire ;
  • 2 centres sociaux ;
  • Deux centres de protection maternelle et infantile.

Ces équipements seront pour certains « arrachés » au promoteur non sans effort par les habitants, d’autres ne verront jamais le jour.

Commercialisation de Chevry : "Les plus belles maisons de France"

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    Panneau 9 : la commercialisation de Chevry - Les plus belles maisons de France.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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“Les plus belles maisons de France”

En complément des atouts indéniables de l’environnement de Chevry, ce sont les maisons proposées à la vente qui sont de véritables arguments de vente.
La plaquette de vente n’hésite pas à parler “des plus belles maisons de France” ! Elles sont dotées de cuisines entièrement équipées, avec une “super isolation thermique” et du “Confort total électrique”.

Des maisons pour recevoir

L’art de vivre trouve dans ces demeures tout son sens.
Recevoir est bien le maître mot grâce à des “living-rooms  particulièrement vastes”, 
“un vrai grand salon”, dans l’ancienne et merveilleuse conception du terme, qui prend une très large place et éclairé par de très nombreuses fenêtres et agrémenté, sauf dans la petite, mais très agréable Fontenay, d’une cheminée.

Les pièces maîtresses du confort

Où sont donc les petites cuisines parisiennes ? L’équipement des spacieuses cuisines comprend à l’époque un grand évier inox deux bacs, un mitigeur, un lave-vaisselle, une table de cuisson électrique
4 feux, voire 5 pour le modèle Rambouillet !, un, voire, deux fours.
Quant aux salles de bain, elles sont équipées d’une grande baignoire 
“relax”» avec robinetterie de luxe et douche-téléphone !

Le confort moderne du tout électrique

Le tout électrique est ici un argument de vente mis en avant au 
travers d’arguments simples : c’est une installation sûre, discrète et simple d’utilisation ; il suffit de tourner un bouton. Le nombre de prises électriques est également revu à la hausse à une époque où les appareils électriques commencent à envahir les habitations (TV, chaîne hifi, petit électroménager, etc.). Enfin, le tout électrique permet de vivre sans combustion donc sans pollution.
 
L’isolation, ou plutôt la “super-isolation thermique”grâce à la laine de verre, divers isolants et le recours aux fenêtres à double vitrage sont de mise.

Débuts de Chevry

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    Panneau 10 : les débuts de Chevry.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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Les débuts de Chevry ne furent pas des plus faciles. Les raconter par le menu nécessiterait
de longues pages et il faut faire un choix.

Les pionniers

Les maisons sortent de terre fin 1972/début 1973. La première maison est livrée le 6 juin au Champ de la Mare. Petit à petit, la vie s’organise. Le coup de foudre pour les maisons passé, il fallut se rendre à la réalité et les premiers mois seront difficiles pour les premiers arrivants. Ils avaient choisi “la ville aux champs” et trouvent un plateau pratiquement désert, sans arbres, boueux, balayé par les vents. Ce qu’ils ne savaient pas ces valeureux pionniers en arrivant à Chevry c’est que le cadre idyllique vanté par la plaquette de commercialisation était surnommé par les anciens “la Petite Sibérie” et qu’un dicton de la région prévient qu’”A Boullay-les-Troux le vent rend fou”.
Ils sont jeunes, retroussent leurs manches et dans la bonne humeur décident de faire de ce lieu inhospitalier, sans équipements, sans moyens de transport, sans commerces, un lieu de vie agréable.
Après quelques mois passés à aménager les jardins, la vie s’organise petit à petit. Entraide et solidarité sont les mots d’ordre de ces hommes et femmes, les “Paléochevriens” qui, pour animer et divertir les habitants de ce vaste désert, créent dès 1974 le Club Chevry 2 et l’ASL générale, animent un journal local “Chevry Contact”, organisent les Chevryades.

L’union fait la force

Mais il faut faire face à certains déboires. Retards de livraison, maisons livrées révélant de nombreuses malfaçons en particulier avec le chauffage électrique (voir dessins de Ligonnière), l’étanchéité des toitures, incendies… Les nouveaux Chevriens font connaissance entre eux et partagent leurs problèmes. Le dimanche 13 octobre 1974, irrités par les retards pris dans la levée des réserves, par l’état de leurs terrains et par le retard pris par la mise en service des premiers équipements collectifs, les Chevriens manifestent et se rendent vers le parking du Country Club où les attendent les représentants de la SCI… Une pancarte brandie par un enfant à bicyclette indiquait “Pas de caramels à moins de 5 km !”

Pour défendre leurs droits, les associations de défense des quartiers ressentent le besoin de s’unir. Ce fut la FADEC (Fédération des Associations de Défense de Chevry), créée le 8 décembre 1975. Les hameaux représentés étaient alors les quartiers livrés à l’époque : les Petites
Garennes, les 32 Arpents, le Champ de la Mare, Le Lavoir, la Nattée, la Pointe Genéte, la Blancharde.

En octobre 1980, les femmes de Chevry soutenues par leurs époux, leurs enfants pétitionnent et réclament “le centre-ville”.

Le parcours du combattant

Faire les courses n’est pas facile. En septembre 1975 s’ouvre une supérette Codec, suivie par une pharmacie le 16 janvier 1976 dans le quartier des Neuveries. Pour faire le marché, il faut aller à Gif, à Bures ou à Limours. Les collèges sont Blaise Pascal à Orsay ou Les Amonts aux Ulis. La liaison avec la vallée est un problème majeur. Le projet d’une liaison routière Chevry-Gometz-le-Châtel-Bures qui devait emprunter le site de l’ancienne voie ferrée Paris-Chartres aboutissant à un parking de dissuasion à Bures est abandonné. La V6 ne verra le jour qu’en 1989

Les structures apparaissent peu à peu

En 1973, la Ferme de Belleville, aujourd’hui disparue, abrite les services de la mairie annexe, la poste et la bibliothèque des jeunes du Club Chevry 2 à ses débuts (1974). Le Groupe scolaire des Neuveries ouvre à la rentrée 1973. Le premier cabinet médical en mai 1974…
En novembre 1975 sont effectivement construits le Country Club (avec parking, piscine de plein air et tennis), la première tranche du CES Les Goussons, la salle omnisport des Goussons et la crèche des Goussons.

La Commission de plateau, organisme de concertation entre la municipalité et les habitants pour les questions relevant de l’aménagement du plateau et de la ZAC est créée. Participaient chaque mois à cette commission : les propriétaires représentés par l’ASL, les associations de défense, le Club Chevry 2, les parents d’élèves, l’association paroissiale…

La vie sociale

Les Chevriens se rencontrent au Country Club et aux activités du Club Chevry naissant. La section Accueil fait le lien avec les nouveaux arrivants et propose des rencontres entre les Chevriennes. Par beau temps, les enfants pataugent dans la petite piscine qui malheureusement fermera en 1989 en raison du coût élevé de sa mise aux normes.

7 Chevriens sont élus lors des municipales de 1977.

Cinq ans après les premiers arrivants, au 1er janvier 1978, Chevry comptait  approximativement 3.500 habitants répartis sur 1000 pavillons.

La crise économique de 1979-1981 passée, le cœur de ville tant attendu commence à prendre forme, maison des Peupliers, Marché Neuf, Centre Cultuel…

Souvenirs et nostalgie

Aujourd’hui, “Les paléochevriens” rencontrés se souviennent encore avec nostalgie de ces premières années ; les enfants devenus adultes reviennent sur les lieux de leur enfance avec leurs propres  enfants, passent devant leur école, leur collège, évoquent leurs souvenirs, les matchs de ballon dans le parc de la Nattée, les classes de neige de l’école primaire de la Feuillarde… et reviennent quelquefois habiter dans le quartier de leur enfance.
 

Sources : Chevry-Contacts divers et Gif Infos

Vie sociale : la revue "Chevry Contact"

En mai 1974 parut le 1er numéro d’une revue appelée “Chevry-Contact”. Son créateur : Bernard Siriex. C’était à l’origine un mensuel de liaison fondé par le Club Chevry 2 pour informer ses adhérents.

Historique

La revue du Club Chevry 2

À sa création, le Club Chevry 2 informait ses adhérents au moyen de circulaires, souvent incomplètes ou trop chargées… d’où l’idée de créer un journal qui véhiculerait les informations propres au Club Chevry 2.

  • En dehors de ces informations Chevry Contact servait également au fil des pages et des mois de trait d’union entre les diverses associations présentes sur le plateau comme les ASL, les associations de parents d’élèves, les associations de défense des Chevriens (comme la FADEC), donnaient les comptes rendus de la Commission de Plateau, menait des enquêtes (“Qui sont les Chevriennes ?”)…
  • C’était également un formidable lien qui relatait la vie sociale de Chevry, les naissances comme les deuils. Tout le monde était mis à contribution et même les enfants et les ados enfants étaient invités à collaborer au journal. Des articles divers et variés, des dessins humoristiques, agrémentaient ses pages et complétaient les informations du Club.
     

Le n°1 de mai 1974 comportait 8 pages et était vendu 1 franc.

Le nombre de pages s’enfla ensuite pour arriver généralement à 24, voire 28 ou 32 en fonction du contenu.

Les directeurs de publication

Jusqu’en mai 1979, le directeur de la publication était une personne déléguée par le Club Chevry 2. Cette personne avait la responsabilité du journal et assurait concrètement sa publication. De mai 1979 à avril 1982, c’est le Président du Club Chevry 2 qui apparait en tant que directeur de la publication. C’est essentiellement une responsabilité légale et non matérielle.

Le n° 89 étant le dernier numéro édité par le Club.
 

La revue prit son indépendance en 1982

À partir du 1er juin 1982, le journal était publié par les soins et sous la responsabilité d’une organisation distincte et indépendante du Club Chevry, devenant alors, non plus le journal du Club, mais celui de tous les Chevriens, le contenu de ses articles débordant de plus en plus au cours des années les simples nouvelles du Club.

  • Le n° 93 de janvier 1983 marque ce changement. La couverture s’offre des couleurs avec le changement d’imprimeur.
  • Le n° 210 de mai 1993 sera le dernier après 19 années d’existence. Il était vendu 13 F.


À partir de sa séparation d’avec le Club, le directeur redevient celui qui fait en réalité le travail et est également président de l’ADHEC (association créée pour éditer le journal).
Parmi ces directeurs deux femmes et un homme détiennent la durée de record à la tête du journal, il s’agit de Jeanine Baudot, de Paule Loiseau et de Robert Ligonnière.
 

Un fonctionnement artisanal

Ce mensuel, totalement indépendant, était réalisé par une équipe de bénévoles refusant toute subvention pour garder son indépendance. Il vivait grâce aux abonnements et à la publicité.

Durant toute sa période de vie, dans un siècle où l’ordinateur en était à ses balbutiements, les principaux outils des bénévoles de Chevry Contact furent les ciseaux et la colle.

Après avoir recueilli les articles, donnés très souvent sous forme manuscrite, il fallait les taper à la machine, avant de les envoyer à l’éditeur, composer une maquette, c’est là qu’interviennent les ciseaux et la colle, souvent à genou par terre dans le salon de l’un ou de l’autre. Venaient ensuite la relecture et la distribution.

Celle-ci, à l’origine du journal, était placée sous la responsabilité de deux responsables : un responsable Chevry et un responsable hors Chevry avant d’être par la suite confiée à la poste.
 

La chasse aux articles

Qu’il soit le journal du Club Chevry ou un journal indépendant, la chasse aux articles pour les bénévoles du journal fut un souci constant, car qui dit articles, dit auteurs…

Les pages du journal étaient ouvertes à tous et dès les premiers numéros on vit fleurir des rubriques jardinage, signées les Doigts verts à ses débuts puis le Jardin de Capucine, le coin de l’aquariophile sous la signature du Petit poisson rouge, la rubrique des commerçants de la place du Marché Neuf écrite par le Scribe Champêtre, la rubrique des livres signée Diogène…

Un journal, un homme, une âme : Robert Ligonnière

Auteurs masqués ou dévoilés, il y eut parmi toutes les plumes de Chevry contact, un auteur fécond dont on ne peut oublier l’existence et qui marqua profondément l’équipe du journal, Robert Ligonnière.

Citer la liste des nombreux bénévoles qui pendant près de 20 années ont fait vivre ce magazine serait fastidieux, mais il est impossible de parler de Chevry Contact sans évoquer Robert Ligonnière, qui nous a quitté en août 2003, et dont les dessins, les articles furent présents dans ses colonnes pendant pratiquement toute sa durée de vie. Ce fut une des plumes principales du journal, un illustrateur et un cartographe hors pair, un intarissable conteur, un promeneur solitaire et infatigable qui, au travers d’une rubrique intitulée “Pour guider vos pas” entrainait les lecteurs sur tous les chemins des communes alentour.

Ses contes fantastiques comme “La Fée du RER”, “Un martien à la Nattée”, “Le matin des Loups”, “La mystérieuse entrevue du château de Belleville”… ravissaient petits et grands.

Mais tout a une fin…

La publication du journal prit fin avec la parution du n° 210.

Malgré la fidélité marquée par de très vieux abonnés, il apparut que Chevry Contact ne représentait plus pour les nouveaux Chevriens un intérêt aussi fort que celui éprouvé par les “pionniers” de 1974.

La baisse régulière des annonceurs publicitaires, le déclin des abonnements obligèrent l’équipe, la mort dans l’âme, à tourner la page. Comment le petit Chevry Contact aurait-il pu échapper, seul, à une crise qui affectait déjà les grands médias nationaux…

Dans Chevry-Contact, nous pouvions parler de n’importe quoi. ” affirmait Robert Ligonnière.

Il nous arrivait de prendre parti assez durement contre certains projets, mais il n’y a jamais eu d’interférence de Robert Trimbach, le maire, lorsque nous allions un peu trop loin” (Éric Fourmental, “Chevry-Contact tourne sa dernière page”, Le Républicain du 6 juin 1993).

Avec l’interruption de Chevry Contact disparaissait le seul moyen d’expression totalement libre et indépendant mis à la disposition des membres de la communauté chevrienne (Robert Ligonnière, lettre aux abonnés et aux annonceurs, 1er juin 1993).
 

Chevry Contact, une mémoire toujours vive

Né pratiquement en même temps que sont arrivés les premiers habitants de Chevry, la lecture des pages de Chevry Contact permet, aujourd’hui encore, de suivre pas à pas l’histoire de ce quartier de Gif, histoire humaine, sociale, architecturale…

Tribune d’expression libre des Chevriens pendant les dix-neuf premières années de son existence, il a également ouvert ses pages, souvent par le biais des articles de Robert Ligonnière, à la découverte des communes de cette vallée de Chevreuse toute proche, de cette région d’Ile de France  dont on nous vantait les charmes dans les plaquettes de vente… Chevry Contact reste notre mémoire.

Sources

  • “Tournons la page”, éditorial de Roger David, Président du Club Chevry 2, Chevry Contact n°89).
  • Collections des numéros de Chevry-Contact

Vie sociale : le Club Chevry 2

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    Panneau 12 : le Club Chevry 2.
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Historique

Le Club Chevry 2 fut créé dans le cadre de la loi 1901 sur les associations avec pour objet : l’animation et le développement des actions sportives et socio culturelles au sein de l’ensemble immobilier de Chevry 2 et publié au Journal Officiel du 9 mars 1974.
La première assemblée générale eut lieu à la rentrée 1974.

Le fonctionnement du club est principalement le bénévolat. Ses activités sont relayées par le mensuel Chevry Conctact dont le premier numéro parait en mai 1974.

Les activités 

La première des activités créées fut le bridge par M. Roger David, dont les réunions se tenaient au Country Club qui n’était à cette époque qu’une salle de réunion.

Suivirent rapidement, en fonction des équipements collectifs livrés :

  • La gymnastique féminine,
  • La danse pop’art,
  • La gymnastique mamans-enfants,
  • Le volley-ball, le tennis,
  • Les sorties enfants
  • La bibliothèque… (n°6, novembre 1974 Chevry Contact).

Le Club Chevry 2 se composait à l’origine de quatre divisions :

  • La division culturelle et sociale (9 sections)
  • La division sport (8 sections)
  • Chevry-Contact
  • Le Comité des Chevryades


Dans chaque section il y avait un président, un trésorier, souvent un secrétaire responsables de leur section et du budget qu’ils établissent.

Au-dessus de ces sections et de ces divisions, se trouvait un conseil d’administration de 12 membres chargés d’assurer la cohésion de l’ensemble, d’en prévoir l’évolution, de gérer le club en “bon père de famille”, de contrôler les budgets, d’obtenir des subventions, d’aider les sections dans leurs activités et de représenter le club auprès des tiers.

Le siège social

À l’origine, le siège social de l’association était chez le président puis il fut transféré en 1976 au 2, impasse des Neuveries puis en 1981 au Château de Belleville. Il est depuis 1983 installé à la Maison des Peupliers après un intermède de quelques années à l’espace Club.

Les Présidents

  • Jacques Le Pelletier (1974-1975)
  • Michel Raulin (1976-1977)
  • Jacques Le Pelletier (1978)
  • Pierre Jouannet (1979-1980)
  • Roger David (1981-1984)
  • Gisèle Chevalier (1985)
  • Magali Pédron (1986-1987)
  • Jean Faure (1988-1989)
  • Didier Vacher (1990-1992)
  • Pierre Vergne (depuis 1993)


Le club rencontra un succès immédiat dès sa création. Il y avait 1180 adhérents en 1975 et 3900 en 1980/81. Il compte en juin 2013 environ 4700 adhérents répartis dans 42 sections, la plus grosse section étant le tennis.

Les Chevryades

Les “Chevryades” furent mises en place pour fêter le premier anniversaire du Club Chevry 2. Les premières “Chevryades” se déroulèrent le 22 juin 1975. Leur vocation était de rassembler les Chevriens. Le programme varié de ces fêtes collectives, réunissant parents et enfants de Chevry et des environs alternait : course de ballons sauteurs pour enfants de 5 à 8 ans, course de patins à roulettes pour tous, un grand gymkhana-vélo pour tous, une course en sac pour tous, un concours de tir à l’arc pour les plus de 15 ans, rencontre de pétanque, de volley-ball, concours de cerfs-volants. Le tout se terminait, par un diner à la belle étoile, autour d’un feu de la Saint-Jean. Il était prévu des baby-sitters pour libérer les mamans de jeunes enfants.

D’autres “Chevryades eurent lieu les 19 et 20 juin 1976, puis les 4, 5 et 6 juin 1977. Elles seront annulées en 1978, faute de bénévoles pour en assurer l’organisation et reprendront une dernière fois les 16 et 17 juin 1979.

Autres manifestations

Fête du Plateau, journées portes-ouvertes, compétitions sportives, 
artistiques, et manifestations divers rythment la vie du Club et celle des Chevriens depuis près de quarante ans.

Bibliographie

  • Gif infos n° 198, juin-juillet 1994
  • Chevry Contact
  • Le Club Chevry 2 : une aventure (document rédigé par le CC2 pour ses 25 ans)

Chevry aujourd’hui

Population

  • Aujourd’hui le quartier de Chevry compte environ 10000 habitants soit 45% des habitants de Gif.

  • Écoliers : 795

  • Groupe scolaire de la Feuillarde : 266

  • Groupe scolaire des Neuveries : 310

  • Groupe scolaire de la Plaine : 219

Équipements publics

  •   La mairie annexe

  •    Une brigade de gendarmerie

  •    Des ateliers municipaux

  •    1 centre cultuel (Saint-Paul)

  •    1 maison forestière

  •    1 maison associative dédiée au Club Chevry 2

  •    1 halle couverte

  •    2 crèches, Aquarelle et Gribouille

  •    1 crèche familiale à la Feuillarde

  •    4 groupes scolaires

  •    1 collège

Équipements sportifs et culturels

  •    Château de Belleville

  •    Diverses salles associatives

  •    1 golf de 9 trous

  •    1 terrain de Base-ball

  •    1 terrain d’entraînement de rugby (Nattée)

  •    1 complexe omnisports (Goussons)

  •    3 gymnases

  •    12 courts de tennis dont 3 couverts

  •    3 plateaux d’évolution (Feuillarde, Neuveries, Plaine)

  •    1 terrain stabilisé (Folie Rigault)

  •    2 aires de jeux

Superficie de Chevry

  • 316 hectares

  • Surface urbanisée : 185 hectares (58%)

  • Surface non bâtie : 131 hectares (42%)

  • 3000 logements

Concept des ASL

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    Panneau 14 : le fonctionnement de Chevry 2 - Le concept des ASL.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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Les ASL sont un mode de gestion assez répandu pour les lotissements de maisons individuelles. Celle de Chevry est une des plus importantes puisqu’elle rassemble plus de 3000 propriétaires.

Qu’est-ce qu’une ASL ?

Les Associations Syndicales Libres sont des entités juridiques (personnes morales) de droit privé, constituées par le consentement unanime des adhérents.

Elles sont codifiées par la loi du 25 juin 1865, abrogée et remplacée par l’ordonnance du 1er juillet 2004 qui distingue les Associations Syndicales Libres (ASL), les Associations Syndicales autorisées (ASA), et les Associations de Lotissement.

Historique

L’ASL de Chevry 2 a été créée par le promoteur de Chevry en 1972 à la demande du Syndicat intercommunal et avec l’accord de la Préfecture de l’Essonne, pour gérer les espaces et équipements dont elle est propriétaire comme par exemple le Country Club.

Ses missions

Elle est en outre chargée :

  • de faire respecter son cahier des charges, et en particulier sa partie architecturale et urbanistique afin que l’ensemble immobilier garde son caractère harmonieux tant au niveau des maisons que d’un quartier.
  • Le Cahier des Charges est révisé régulièrement.


Les deux premiers quartiers à se réunir en ASL furent le Lavoir et le Bois du Roi (32 arpents).

La première assemblée générale de l’ASL

Elle a eu lieu le 16 décembre 1974 et la première réunion des Syndics le 23 décembre.

Qui en est membre ?

  • Un propriétaire de Chevry est membre de droit de l’ASL de Chevry 2 et d’une ASL de quartier (ou d’une copropriété) dès la signature de l’acte de vente.
     
  • À l’origine, le promoteur, c’est-à-dire la Société Civile Immobilière du “Parc de Belleville” (SCI), émanation du Consortium Parisien de l’Habitation du groupe de Balkany”, en était également membre, au titre de propriétaire des parties non encore vendues.

Sa constitution à sa création

Lors de sa constitution, l’ASL de Chevry 2 était composée des quartiers suivants :

  • Le Champ de la Mare : 5,5 % des parts
  • La Pièce du Lavoir : 13,2 %
  • Les 32 Arpents : 2,75 %  
  • Les Petites Garennes : 2,96 %  
  • La Nattée : 6,1 %  
  • La Pointe Genète : 9,7 %  
  • La Blancharde : 4,16 %  


La SCI représentait alors 56 % des parts

Les présidents

Le premier président de l’ASL de Chevry 2 fut

  • Jean-Pierre Satre, suivi ensuite par
  • Pierre Morin,
  • Michel Istin,
  • Robert Guétienne,
  • Dominique Berhault,
  • Guy-Lo Espinos,
  • Gérard Garnier.
  • Le Président actuel est Gérard Decès-Petit.

Son fonctionnement

En dehors des ASL, certains quartiers sont :

  • des copropriétés : Bannière de Maupertuis1, Saut du Loup, Résidence saint Lubin, Résidence Guillaume de Voisin, Bois Carré…

    ou

  • Une propriété de bailleurs sociaux : Faverolle, Haie Daniel, Bannière de Maupertuis 4, Maison de retraite des Chênes Verts.

    soit

  • Une SCI commerciale : centre commercial des Neuveries.

Les grands domaines d’intervention de l’ASL

  • L’instruction des demandes de travaux sur façades et toitures avant tout dépôt en mairie,
     
  • les évolutions architecturales avec une révision régulière du cahier des charges,
     
  • le réseau de télévision,
     
  • la gestion des parties communes et du restaurant le Country Club.
     

Certaines ASL ne portent pas le nom du quartier, c’est le cas de l’ASL du Bois du Roi (quartier des 32 Arpents), l’ASL des Hameaux de Jodoin (quartier de la Blancharde), ASL des Hameaux de Chambry (quartier des Petites Garennes), ASL des Cottages (quartier de la Pommeraie).

Aujourd'hui : ASL dest gérée par un conseil syndical composé de 7 syndics

Une commission d’architecture, composée de 6 membres assistés par un architecte, examine les dossiers de modifications des pavillons et des immeubles avant leur dépôt en mairie.

Le site Internet de l'ASL

Un site Internet www.aslchevry.fr  permet de consulter tous les
documents contractuels (statuts, cahier des charges, compte-rendu des assemblées générales) ainsi que les dossiers techniques (télévision, réseau très haut débit, éclairage public).

Grâce à un lien, il est possible d’adresser un message, une question aux membres du Conseil Syndical de l’ASL de Chevry qui, ainsi, est à l’écoute des habitants du quartier de Chevry.

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