Histoire

Connaitre l'histoire de la ville.

  • 01-cadastre800
    Le cadastre de Gif-sur-Yvette en 1809.
    © Archives municipales de Gif
  • 02-abbaye-gif800
    Ancien couvent de l'Abbaye.
    © Archives municipales de Gif
  • 03-Entree-gif800
    Entrée de la ville de Gif par l'actuelle rue du Général Leclerc.
    © Archives municipales de Gif
  • 04-grande-rue800
    Grande rue (centre-ville).
    © Archives municipales de Gif
  • 04-hermitage 800
    Château de l'Hermitage, ancienne mairie de Gif.
    © Archives municipales de Gif
  • 04-poste-vallee800
    Première mairie-école de Gif, aujourd'hui transformée en Poste (centre-ville).
    © Archives municipales de Gif
  • 04-rue-grigon800
    Rue de Grignon à Gif.
    © Archives municipales de Gif
  • 05-eglise-st-remi1 800
    Église Saint-Remi (VIIe et IXe siècles). Carte postale du début XXe.
    © Archives municipales de Gif
  • 07-eglise-st-remi2 800
    Église Saint-Remi (VIIe et IXe siècles). Carte postale du début XXe.
    © Archives municipales de Gif
  • 07-pecard 800
    Monument aux morts de Gif à son premier emplacement, en haut de la rue Alphonse Pécard.
    © Archives municipales de Gif
  • 08-gare-Gif1 800
    Gare de Gif-sur-Yvette.
    © Archives municipales de Gif
  • 09-gare-Gif2 800
    Gare de Gif-sur-Yvette.
    © Archives municipales de Gif
  • 10-grande rue800
    La grande rue (centre-ville).
    © Archives municipales de Gif
  • 10-moulin abbaye800
    L'ancien moulin de l'Abbaye.
    © Archives municipales de Gif
  • 11-Belleville Maison Prat800
    Café Barcelonne : la Maison PRAT sur le plateau de Belleville.
    © Archives municipales de Gif
  • 11-moulin-tuilerie800
    Ancien moulin Aubert devenu le moulin de la Tuilerie.
    © Archives municipales de Gif
  • 12-chateau-button 800
    Le château de Button.
    © Archives municipales de Gif
  • 14-chateau-belleville3 800
    Château de Belleville (façade de devant).
    © Archives municipales de Gif
  • 15-chateau-belleville800
    Château de Belleville (façade de derrière).
    © Archives municipales de Gif
  • 15-Val Vert800
    Propriété privée, Le Val vert, aux Coudraies, dans les années 30.
    © Archives municipales de Gif
  • 16-automobile800
    © Archives municipales de Gif
  • 17-carriere800
    © Archives municipales de Gif
  • 18-cheval800
    © Archives municipales de Gif
  • 19-Marche800
    © Archives municipales de Gif
  • 20-Gif-centre800
    © Archives municipales de Gif

L’histoire de Gif

Village attesté depuis le IXe siècle

Gif fut très tôt un bourg séduisant, au carrefour des routes de Paris-Versailles-Chartres et celui du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Le terme de Gif semble correspondre à un changement de propriétaire par suite d’une saisie sur le vif ou vente forcée dans le vocabulaire des Lombards ou du bavarois.

Au XIe siècle, on écrivait « Wif » ou « Guif »

De bonne heure dans cette zone géographique, on cultive quelques vignes surtout sur les coteaux, le reste était constitué des terres labourables et de prairies, particulièrement près de la rivière Yvette.

La communauté d’habitants se réunit autour de son église, dont la construction remonte aux VIIe et IXe siècles, et de l’abbaye bénédictine Notre-Dame du Val de Gif dont l’existence est attestée dès le XIIe siècle :

Au XVIIIe siècle, Gif est un petit village à moins d’une journée de cheval de Paris

Les seigneurs de Gif sont alors les familles Mérault, puis Débonnaire.

En 1754, Claude Mérault entame la construction du château de Button, qui sera terminée en 1771. Il fait également établir un plan terrier.

La Révolution

Elle voit la création d’une municipalité. Son premier maire est Jean Breton.

Au XIXe siècle, les équipements se multiplient

Les lavoirs, marché, hôtels, adduction d’eau, école sont bâtis.  L’inauguration de la gare de Gif a lieu le 26 août 1867. Jusqu’au XXe siècle, le village voit son activité centrée sur la vallée de la Mérantaise, affluent de l’Yvette. Les plateaux (Moulon au nord et Hurepoix au sud) pratiquent la culture céréalière.

Depuis la fin du XIXe siècle, la vallée de Chevreuse attire de nombreux Parisiens

Ils viennent construire de belles demeures ou profitent des lotissements naissants pour y établir leur résidence secondaire. En 1930, « Gif » devient « Gif-sur-Yvette » par décision du conseil municipal.

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale

La vocation scientifique du plateau de Saclay et de Gif se dessine avec l’implantation du CNRS au château de Button et du CEA dans la propriété du Val Fleury.

Dans les années 60 – 70

La population augmente fortement. Il faut songer à construire de nouveaux logements pour les habitants tout en préservant le cadre naturel de la région. Ainsi naissent les quartiers de l’Abbaye en 1962 et Chevry dans les années 1970.

Le blason de Gif

Une princesse carolingienne

En 1957, Gif décide de se doter d’un « symbole communal », reprenant les anciennes armoiries de l’abbaye Notre-Dame du Val de Gif définies ainsi au XVIIè siècle: « D’azur à trois fleurs de lys d’or et une tête de reine d’argent couronnée d’or posée entre les deux fleurs de lys du chef ». La figure féminine serait celle de la fondatrice de l’abbaye, une princesse de la famille royale à l’époque carolingienne.

1982: un nouveau blason

En 1982, la commune, souhaitant moderniser son blason, choisit de confier le projet à l’artiste Pierre-Yves Trémois. Celui-ci reprit le visage de la princesse de profil ainsi que la fleur de lys et la couronne d’or ; le regard de la princesse se pose sur les deux chaînes entrecroisées de l’ADN, qui illustrent la vocation scientifique de Gif ; le tracé des chaînes de la vie, sinueuses et paisibles, représente les cours de l’Yvette et de la Mérantaise.

Les couleurs de l’héraldique sont rigoureusement respectées : on y retrouve l’azur (le bleu), l’or (le jaune), et l’argent (le blanc). 


L'Yvette au fil de l'eau

Pendant des siècles, l’essentiel de la vie giffoise est resté centré sur les fonds des vallées de l’Yvette et de la Mérantaise et leurs coteaux.

Par son débit, l’Yvette est la plus importante des deux rivières, étirant ses méandres dans une vallée plate et ouverte qu’elle s’est taillée au fil du temps. Elle entre dans la commune par le hameau de Courcelle, à l’altitude de 66 mètres et en sort à 60 mètres, après environ 4,6 km de course, pour traverser Bures.

Trois moulins

Autrefois, l’Yvette irriguait prairies et cultures et voyait s’animer trois moulins, ceux de Courcelle, de Jaumeron et de l’Abbaye, implantés sur ses berges. 

Quand l'Yvette rime avec guinguette

A partir de la fin du XIXe siècle, la vallée devient très prisée des Parisiens qui en font un lieu de villégiature ; on pêche le long de l’Yvette, on s’y baigne ; en 1930, Gif s’adjoint la rallonge "-sur-Yvette", comme pour donner du village une image festive et de fraicheur champêtre.

Caprices des eaux

L’Yvette et ses affluents constituent un lacis très chevelu particulièrement sensible à la pluviométrie qui affecte les hauts plateaux qui l’entourent, si bien qu’avec l’urbanisation croissante, cette rivière d’aspect si paisible est fréquemment sortie de son lit, provoquant des inondations souvent spectaculaires.

Un syndicat pour l'Yvette

La volonté de discipliner l’Yvette est ancienne. Dès le XIe siècle, l’entretien des rivières et la circulation de l’eau font l’objet d’interminables suites d’ordonnances, d’arrêtés, d’édits, de lois et de règlements ; en 1832, une ordonnance du Roi Louis-Philippe établit un véritable règlement des eaux de la rivière Yvette et institue la création d’un syndicat chargé de son application, l’ancêtre de l’actuel SIAHVY ( Syndicat Intercommunal d’Aménagement de la Haute Vallée de l’Yvette) crée en 1945.


La vallée de la science

A l’aube du XXe siècle, s’implante dans la vallée et sur le plateau de Saclay un ensemble de structures de recherche scientifique qui transforment la physionomie du petit bourg qu’est alors Gif.

Un laboratoire aux Coudraies

En 1907, l’ingénieur  Jacques Danne, à la demande de Pierre Curie, installe aux Coudraies son laboratoire de recherche pour mettre au point des méthodes de raffinement du radium dans le cadre de la "curithérapie", permettant de soigner certaines maladies.  Le  laboratoire attire les chercheurs français comme étrangers, les projets de Danne connaissent une croissance importante et ses travaux se poursuivront après sa mort jusqu’en 1963, date de la fermeture du laboratoire.

Un château pour le CNRS

Entretemps, au village, le propriétaire du domaine de Button, Jacques Noetzlin, vend en 1946 à son ami Frédéric Joliot-Curie alors directeur du CNRS, sa propriété constituée d’un immense parc, de terres cultivables et d’un château. Le Centre National de la Recherche Scientifique, né d’une volonté de l’Etat de relancer les sciences de la vie, notamment la génétique, implante alors ses unités de recherche sur les terres giffoises.

Sur le plateau

En 1946, Joliot-Curie prend la direction du Commissariat à l’Energie Atomique qui s’installe non loin de là, sur le plateau de Saclay.
Ingénieurs, chercheurs emménagent dans des logements construits pour eux à Gif ainsi qu’au château du Val Fleury, propriété du CEA à partir de 1947.

L’installation de l’université et de grandes écoles scientifiques à Orsay et Gif, la construction du Synchrotron Soleil à Saint-Aubin, l’aménagement futur du quartier de Moulon, viennent consolider la vocation scientifique du Plateau de Saclay et de la Vallée de Chevreuse.
 


La ligne de Sceaux

Créée en 1844, la ligne de Sceaux a joué un rôle essentiel dans le développement de Gif.

Une petite ligne expérimentale au succès retentissant

Imaginée par l’ingénieur Jean-Claude-Républicain Arnoux pour tester un tout nouveau modèle de train articulé, cette petite ligne expérimentale est d’abord destinée à desservir, depuis la Barrière d’Enfer (actuelle gare Denfert-Rochereau), la région de Sceaux.

Avec neuf départs par jour dans les deux sens sur une distance de 11 kilomètres parcourus en 30 minutes, elle connut un succès immédiat.

Prolongée de Bourg-la-Reine jusqu’à Orsay en 1854, elle sera étendue jusqu’à Limours via Saint-Rémy-les-Chevreuse en 1867. En 1895, elle pénètre un peu plus dans Paris jusqu’à Luxembourg.

Gif veut sa gare

En 1862, la municipalité de Gif réclame la création d’une gare, qu’elle obtient un an plus tard, après de longues tractations quant au tracé de la voie.

La gare de Gif est inaugurée le 26 août 1867, véritable évènement dans la vie communale qui redynamise l’économie locale.
En 1897, une halte est construite à Courcelle.

Un rôle déterminant dans le développement de la vallée de Chevreuse

Dédiée à l’origine au transport de marchandises et notamment des pavés dont Paris a alors grandement besoin, la ligne de Sceaux permit aux Parisiens de profiter des charmes de la vallée de Chevreuse et d’y acquérir des résidences secondaires ; elle encouragea également la construction des premiers lotissements à partir des années 1920.

La ligne de Sceaux devient la ligne B

Electrifiée en 1937-1938 et rattachée à la CMP (Compagnie du Chemin de Fer Métropolitain de Paris, devenue la RATP en 1948), elle voit son trafic croître sans cesse à mesure que s’urbanise la vallée de Chevreuse. En 1977, elle devient la Ligne B, intégrée désormais au réseau express régional.


Les carrières

Du grès et de la meulière

La vallée de l'Yvette a été une grande pourvoyeuse de meulière et de grès depuis le XIVè siècle. A partir du XIXè siècle, de nombreuses carrières s'ouvrent autour de Gif, les plus nombreuses concernent la meulière. 

Gif était truffé de trous d'extraction, les chantiers étant concentrés dans les ensembles Moulon-Saint-Aubin-Villiers-Ie-Bâcle, Fonds-Fanette -Fonds de la Cure-Bois des Roches, Coudraies- Hacquinière- Frileuse.

Plusieurs spécialités

L'expression carrier concerne à la fois celui qui exploite une carrière comme entrepreneur ou comme ouvrier. Le terme couvre les terrassiers qui déblaient les couches qui recouvrent les bancs de grès. Les carriers abattent de gros blocs de pierre. Ils les répartissent ensuite en pièces qui seront travaillées par les piqueurs.

La vie difficile des carriers

En 1848, à Gif, on compte 29 carriers et 12 terrassiers.
La vie des carriers est rude; ils supportent les aléas climatiques: le froid en hiver, la pluie en automne et la chaleur l'été.

Dans les carrières, les accidents peuvent être très graves. Ils sont le plus souvent dus à l'explosion d'une charge de poudre ou à l'éboulement sur des ouvriers.

Leurs horaires et périodes de travail sont irréguliers. Le salaire est à la tâche et les intempéries peuvent suspendre l'exploitation pendant plusieurs jours consécutifs.

Les carriers sont généralement propriétaires de leurs outils individuels. Ils s'associent quelquefois pour obtenir la concession d'une carrière de meulière; si les affaires deviennent mauvaises, ils peuvent redevenir journaliers et soumis à des conditions de vie précaires.

Des cicatrices dans le paysage

Les exploitations de carrières avaient des conséquences diverses:
bouleversement du paysage, menaces sur les propriétés privées,
dégradation importante des chemins. En fin d'exploitation, le terrain devait théoriquement être remis en état, toutefois c'était rarement le cas, comme en témoignent des cicatrices encore visibles.

Source: Gif-sur-Yvette en quête de son histoire, SAGA, 1992.


Les premiers lotissements

L’entre-deux guerres est marqué par un développement urbain sans précédent à la périphérie de Paris, extension favorisée par le chemin de fer qui facilite les déplacements.

Les premiers lotissements apparaissent à Gif  entre 1920 et 1926 alors que la commune n’est qu’un village rural d’un millier d’habitants peu développé, composé d’un bourg et de nombreux hameaux dispersés.

Un habitat d'un genre nouveau

Pavillonnaire, dense, aligné sur un large espace, accessible à des populations modestes, il va changer la physionomie de Gif qui s’urbanise et se transforme en commune résidentielle, profitant ainsi de l’engouement des parisiens pour la vallée de Chevreuse.

Les premiers lotissements construits sont ceux de Belleville ("Domaine de Gif ") sur le plateau, des Coudraies, de la Croix de Fer, des Roches, Madrid et la Prairie de Courcelle à l’ouest, puis, à partir des années 1930, le Clos-Fleuri, la Fèvrie et le Clos Rose.

Une population nouvelle

Attirés par des prix attractifs et une publicité alléchante, une population nouvelle, jeune, étrangère ou provinciale, s’installe dans des petites maisons de fortune.

Des débuts difficiles

Toutefois, les difficultés apparaissent très vite en raison de l’absence d’infrastructures et d’aménagements qui n’étaient pas prévus par les lotisseurs, souvent peu scrupuleux. Les lotis se regroupent alors au sein d’ASA ( Association Syndicale Autorisée), dont l’engagement actif leur permet d’être enfin entendus.
Le "Domaine de Gif" est le lotissement qui a connu le plus de problèmes : viabilité, alimentation en eau potable, écoulement des eaux usées et pluviales, électricité et éclairage, proximité des carrières source de nuisances…

Des liens se tissent, malgré tout...

Au sein de ces lotissements, une sociabilité se développe entre les habitants. Des fêtes nombreuses rythment la vie quotidienne ; les cafés, lieu convivial et facteur d’intégration, fédèrent ces populations, les plus populaires étant ceux de Belleville et de Courcelle.


Contact

Archives et documentation

5, allée du Val Fleury
91190 Gif-sur-Yvette
01 70 56 52 60
culturel@mairie-gif.fr
www.ville-gif.fr

Plan du lieu géolocalisé Plan de la ville

Horaires

Du mardi au vendredi : de 14h à 18h

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