Patrimoine

Visiter les monuments (patrimoine bâti) de Gif.

Patrimoine

Château du Val Fleury

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    Le château du Val Fleury
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    Sculpture : La Sylphe, réalisée par l’atelier Sculpture du club Chevry 2 (CC2).
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    Sculpture : l’ADN : l’unité du vivant, réalisée par l'artiste giffois, Pierre Masi.
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    Sculpture : l’Ouverture sur le monde, réalisée par l'artiste giffoise, Médée.
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    Carte postale du par,c datant des années 1900, attestant de la présence d’une statue située près de la mare du parc.
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    © Archives municipales de Gif.
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    © Archives municipales de Gif.
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    © Archives municipales de Gif.
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    © Archives municipales de Gif.
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    Le château en 2005 .
    © Mairie de Gif

La construction du château

Construit au XIXe siècle, le château du Val Fleury trône, du haut de ses 860 m2, dans un parc aménagé qui s’étend sur près de 2 hectares jusqu’au bord de l’Yvette.

La propriété comprenait également une annexe et deux pavillons.

Jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, le château sera le lieu de résidence de notables locaux qui changent souvent.

Au service de la science…

En 1949, les premiers coups de pioche sont donnés pour créer le CEA sur le plateau de Saclay.Premiers appareils et premiers chercheurs s’y installent en 1951.

Pour loger le personnel, le CEA acquiert, dès 1947, auprès de la famille Lemaire, la propriété du Val Fleury. Le prix de vente sera alors fort discuté. L’acte notarié est signé en présence notamment de Raoul Dautry, administrateur général du CEA, Frédéric et Irène Joliot-Curie,  ainsi que les commissaires Pierre Auger et Jean Perrin.

Un terrain de 14 hectares, des écuries, une orangerie, de vastes dépendances.

Après l’occupation allemande, la demeure est à restaurer entièrement. C’est l’architecte Auguste Perret qui est responsable du programme immobilier du CEA. Il est réputé pour son esthétique fonctionnelle.

Jusqu’en 2000, le domaine héberge chercheurs, stagiaires, ingénieurs travaillant sur le plateau de Saclay.

Une vocation nouvelle… 

Puis le château cesse son activité, avant de devenir la propriété de la commune qui en fait l’acquisition en 2003 avec le concours de l’Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France.

En 2012, un vaste programme de réhabilitation du domaine est décidé. Une partie du terrain est lotie, le parc est ouvert au public, tandis que le château, restauré, est désormais dédié à la culture, accueillant animations culturelles, expositions ainsi que les bureaux du service Culturel de la ville.
 
 


Château de Belleville

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    Carte postale ancienne du château de Belleville.
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    Carte postale ancienne du château de Belleville.
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    Carte postale ancienne du château de Belleville.
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    Vue sur le potager (1991).
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    Entrée du parc sous la neige (hiver 1992).
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    Photo du château de Belleville en 2000.

À l'origine

Belleville est à l’origine le nom d’un fief comprenant une ferme et une modeste maison seigneuriale. En 1634, le propriétaire est Gilles de Trapu, procureur du Châtelet et bourgeois de Paris.

Au XVIIIe siècle

La maison seigneuriale est agrandie par son nouveau propriétaire, Pierre Juvénal Gallois, selon un plan orthogonal et prend le nom de château en 1774.

Le domaine traverse la période révolutionnaire sans dommage, le châtelain, Jacques Julien Devin de Belleville, affichant sa loyauté à la République.

Au XIXe siècle

Sont construites les deux ailes qui encadrent, avec le pavillon central, la cour d’honneur ; le château s’agrandit et apparaît alors tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Il côtoie encore la ferme voisine. En 1833, l’ensemble est vendu au comte Edouard de Chambray qui fait construire en 1855 une nouvelle ferme. Le château est alors dégagé, de nouveaux communs sont construits, le parc est aménagé.

Les ventes successives

À partir de 1833, le domaine sera progressivement morcelé.

Le château est vendu en 1888 à un banquier espagnol, Yvo Bosch

À partir de 1919, les bois sont vendus puis lotis par la suite à l’endroit de l’actuel quartier de Belleville, tandis que s’installe au château une école agricole et ménagère réputée dirigée par la nouvelle propriétaire des lieux, Léontine Thome.

Acquisition par la ville de Gif

Situé sur le territoire de Gometz-la-Ville, le château est acquis en 1976 par la commune de Gif  et devient un lieu de rencontre pour la vie culturelle et associative giffoise.


Château de Button

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    Le château de Button surplombant l'avenue de la Terrasse, début XXe siècle.
    © Archives municipales de Gif.
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    Une entrée du château donnant sur la place de l'Eglise, qui sera démolie à l'occasion du percement de la rue Neuve en 1980
    © Archives municipales de Gif.
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Les origines

En 1754, Claude Mérault, troisième de cette famille à posséder la vicomté de Gif, lieutenant du roi au gouvernement du comté de Bourgogne, vicomte de Gif et vicomte héréditaire de Châteaufort, fait construire un château en lieu et place de son ancienne maison seigneuriale, avec un parc ordonnancé.

Il confie la conception du château à Pierre Desmaisons, architecte du roi et membre de l’Académie d’architecture.

Le château ne sera achevé qu’en 1777 par un parent éloigné de Claude Mérault, Pierre-Charles Debonnaire, baron des Forges, procureur au Grand Conseil.

Différents propriétaires

À la mort de Pierre-Charles Debonnaire, en 1788, c’est son fils cadet, Marie-Charles, qui hérite de la propriété et s’y retire pendant la Révolution Française. Il sera maire de Gif sous l’Empire.

Le château passe ensuite aux mains d' Ernest Bourlon de Sarty, ancien préfet, maître des requêtes au Conseil d’État, lui aussi maire de Gif et Conseiller général de Seine-et-Oise après 1848.

En 1922, Edouard Noetzlin, directeur de la Banque de Paris et des Pays-Bas, en devient le nouveau propriétaire. Son fils Jacques, ami de Frédéric Joliot-Curie, cèdera le domaine au CNRS en 1946.

La propriété couvre alors une superficie de 67 ha.

Le parc

Claude Mérault fait appel au paysagiste M. Pillet qui va s’inspirer des travaux de Le Nôtre pour concevoir le parc.

La partie Ouest du parc

Avant la révolution, sur le plan Terrier de la famille Debonnaire, la partie ouest du parc est figurée comme un jardin à la française, avec parterre et allées.
La carte des Chasses du Roi décrit deux allées s’étendant vers l’ouest jusqu’à la route de Chevreuse. Aucune pièce d’eau ne coupe alors le lit de la Mérantaise.
Sur les cartes postales anciennes, cette partie du parc est redevenue une prairie totalement libre qui descend en pente douce vers une pièce d’eau alimentée par la Mérantaise, creusée en 1880.

La « Terrasse »

Elle sera construite entre 1889 et 1914.

La partie Est du parc

Le niveau du parc est surélevé, ce qui réduit la pente générale.
Le mur de soutènement est couronné par une balustrade.

La prairie redevient jardin d’agrément avec pièce d’eau et statues de pierre, allées et parterres de fleurs.

Elle semble avoir moins de changements, mais cela reste difficile à établir précisément car cette portion est toujours restée invisible aux Giffois, jamais représentée sur les cartes postales et photographies.

Les jardins à la française de l’époque Debonnaire ont disparu.
Tout un ensemble de communs qui s’étendaient au sud du château et arrivaient jusqu’à la Grand rue (actuelle rue Amodru) ont été démolis en 1870.

Un parc  classé “ refuge pour les oiseaux ”

Depuis 1991, le parc est classé « refuge pour les oiseaux », en accord avec la Ligue pour la protection des oiseaux.

En savoir plus sur l'histoire du château de Button


Château de Courcelle

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    Le château de Courcelle
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    Le château de Courcelle.
    © Archives municipales de Gif
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    © Archives municipales de Gif
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    Le château de Courcelle en 1978.
    © Mairie de Gif-sur-Yvette

Les origines

Cette élégante bâtisse, que l’on aperçoit depuis la route conduisant vers Saint-Rémy, date du XVIIe siècle.

C’est un commissaire aux Guerres de Louis XIII, Jean Hoquichan qui,  en 1638, fait construire un petit château entouré d’un parc dessiné par un élève de Lenôtre sur  le domaine de Courcelle  (du latin Curticella, signifiant « champ cultivable » et, par extension, « petit domaine »).

Transformations

Remanié en profondeur à la fin du XVIIe siècle par les Feydeau, famille de grands parlementaires parisiens, également seigneurs de Courcelle, le château passe ensuite aux mains de propriétaires successifs qui transforment et agrandissent la propriété :

  • Olivier de Montluçon,
  • Monsieur Bigot,
  • le Baron Couteulx du Molay,
  • Madame Duputel,
  • Madame Ebstein.

Au XXe siècle

  • Madame Ebstein le met à la disposition du ministère de la guerre en 1914-1918 où il sert de maison de convalescence pour les blessés.
  • En 1921, monsieur Rosenthal acquiert le domaine. Le château sera réquisitionné par les Allemands durant la Seconde guerre mondiale.
  • En 1953, il est acheté en copropriété et entièrement restauré en 1996.

 
 


Château de Damiette

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    Extrait de la Carte des Chasses du Roi, de 1774.
    © Archives départementale de l'Essonne

Les seigneurs de Damiette

À peu de distance de l’Abbaye de Gif, en remontant la vallée en direction de Courcelle, se dressaient, autrefois, les ruines du château de Damiette.

Les murailles s’élevaient à près de six mètres en certains endroits, formant une enceinte inégale.

Vers le milieu du côté oriental, deux murs parallèles d’une épaisseur de deux mètres semblaient indiquer l’emplacement d’une porte. On ne voyait trace ni de meurtrières, ni de fenêtres, ni de contre-forts.

C’est en 1608 que François et Jehan de Gouttelas, alors seigneurs de Damiette après Guillaume de Voisins, vendirent la forteresse aux Abbesses de Gif.

Un mystérieux château

L’origine du château  reste inconnue, tout comme l’identité de son seigneur.

Connu dès la fin du XIIIe siècle, selon certains chercheurs, son nom aurait été donné par Saint-Louis en souvenir des Croisades : en 1249, celui-ci chassa les Sarrazins de Damiette, dans le delta du Nil ; ce fut la première victoire de cette septième croisade, mais Damiette fut perdue quelques mois plus tard.

Selon une tradition orale encore vivace à la fin du XIXe siècle, la nuit de Noël, les voisins du château parcouraient la prairie en chantant des cantiques, munis de torches allumées, espérant obtenir de Dieu le secret d’un trésor resté introuvable à ce jour…

Source : Pierre CAYLA
 


Château de l'Hermitage

Le baron de Méneval, premier châtelain

En 1831, le baron Claude-François de Méneval, secrétaire de Napoléon Ier, achète la propriété de l’Hermitage et y fait construire un château carré de deux étages avec dépendances.
Cette demeure bourgeoise de 248 m2 trône au coeur d’un vaste parc de neuf hectares.

Les propriétaires successifs

Le domaine entre ensuite dans la famille Debonnaire par un jeu de successions féminines, avant de devenir en 1889 la propriété d’Arthur Raffalovitch, économiste russe, attaché financier de l’ambassade de Russie en France.


En 1921, le nouveau châtelain est un marchand de lingerie fine, puis l’Hermitage est racheté par les frères Givaudan, parfumeurs.

En 1938, Xavier Givaudan, le dernier propriétaire, décide de vendre le domaine, trop vaste et trop lourd à entretenir.

La nouvelle maison commune

La commune de Gif, sous l’impulsion de son maire, Arthur Levasseur, décide alors de l’acquérir pour y installer les services municipaux.

La nouvelle mairie est réaménagée, le vaste terrain de la propriété est morcelé, loti pour partie. Le mur longeant la Grande Rue est démoli, ouvrant le parc au public ; une grande place publique est également créée devant la mairie.

L’ensemble est inauguré en grandes pompes en 1939.

En 1955, la municipalité rend hommage à Arthur Levasseur tout juste décédé en donnant son nom au parc municipal.

Aujourd'hui

En 1984, les services municipaux emménagent dans un tout nouveau bâtiment a proximité ; le château de l’Hermitage accueille aujourd’hui les cérémonies de mariage. L’Orangerie est devenue un lieu de réunion pour les associations, tandis que les anciennes écuries sont transformées en salle de cinéma.


Moulin de la Tuilerie

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    Le moulin Aubert dans les années 1930, à l'époque de Drian.
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    Intérieur du moulin Aubert, dans les années 1930.
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    Le moulin.
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    Le moulin de la Tuilerie.
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    Le moulin de la Tuilerie.

Situé à la sortie de Gif-sur-Yvette dans la Vallée de Chevreuse à trente-cinq kilomètres de Paris, le moulin se situe près du ruisseau de la Mérantaise, au milieu de bois et de prés. Les activités au sein du domaine varient beaucoup au fil de l’histoire et de ses propriétaires.

Au lieu dit “Moulin Aubert” avec le meunier Jean Guillery

Les origines du Moulin remontent au début du XVIe siècle.

Un second moulin est rebâti entre 1734 et 1736 par Jean Guillery. Ce meunier fait apposer sur le bâtiment principal un cadran solaire encore visible actuellement. Jean Guillery pratique une mouture économique prônée par les Physiocrates qui veulent contribuer au progrès de l’agriculture pour qu’elle donne davantage de grains et de farine. Cette manière de travailler fut citée en exemple dans un ouvrage de l’abbé Baudeau.

Les missionnaires de Saint-Lazarre (Versailles), dont la congrégation a été fondée par Saint-Vincent-de-Paul, possèdent de bonnes terres à blé au plateau de Saclay et envoient leur gruau et leur son au Moulin Aubert.

Sous l’époque révolutionnaire et le XIXe siècle

Le moulin est entretenu par différents meuniers. En 1791, le meunier est Charles Legrand ; il emploie six domestiques. Trois maisons adjacentes semblent louées à des particuliers. Le meunier loue également trois arpents (environ un hectare) de prés et six arpents de terre (environ deux hectares). En outre, il exploite un pressoir.

En 1848, le propriétaire du moulin s’appelle Thiroin. Une inspection réalisée en octobre 1853, indique que le Moulin est conforme au décret du 14 janvier 1852 qui précise les conditions de vannages et d'exploitation prescrites au moulin.

Le moulin fonctionne jusqu’en 1908, date à laquelle, Monsieur Marneux, son propriétaire, demande la fermeture de l’usine. La fermeture est acceptée, le moulin Aubert semble devenir une résidence, mais les riverains doivent s’acquitter de l’entretien des ouvrages hydrauliques. Sur le plan agro-économique, il fut l’un des plus importants moulins de la région.

Un nouveau propriétaire : le peintre Drian

En 1920, la propriété est acquise par le peintre, styliste et créateur de théâtre Adrien Etienne dit Drian (1885-1961) qui noue des liens artistiques avec la Cour d’Angleterre.

Le Moulin « de la Tuilerie » des Windsor

Vers 1952, le Duc et la Duchesse de Windsor recherchent une résidence de villégiature à l’extérieur de la capitale où ils résident désormais. Au même moment, Etienne Drian envisage de vendre le Moulin.

D’abord loué, le Moulin est finalement acheté par les Windsor et devient leur maison de campagne jusqu'en 1973.

Le Duc engage l’architecte-paysagiste anglais Russell Page (1906-1985), installé à Paris depuis 1945, pour redessiner les jardins. Celui-ci réalise un aménagement du paysage grâce aux atouts hydrauliques du moulin qui sont mis en valeur par le biais d’un jardin d’agrément.

De son coté, la Duchesse demande au français Stéphane Boudin (1888–1967), décorateur de Jacqueline Kennedy et de la Maison Blanche, de faire la décoration intérieure.

Le Moulin Aubert est rebaptisé par la Duchesse et prend le nom que l’on connaît actuellement « le Moulin de la Tuilerie ».

Le couple crée également des maisons dans des bâtiments annexes afin d'y accueillir toute la société artistique et littéraire de l’époque. Le Moulin devient ainsi le lieu de passage d’illustres invités comme le photographe Cecil Beaton (1904-1980) ou l’actrice Marlène Dietrich (1901-1992). 

A partir de 1968, la santé du Duc étant fragile, le lieu fait l’objet de convoitises notamment de promoteurs. Le domaine est finalement acquis par des propriétaires successifs qui s’attachent à le conserver comme au temps des Windsor.

Le Moulin aujourd’hui

En 2009, ses propriétaires souhaitent restaurer l’esprit du lieu et mettre en avant son histoire.

A l’issue de travaux de rénovation, ils décident de collaborer avec une association britannique (à but non lucratif), Land Mark Trust, fondée en 1965.

Cette association oeuvre pour la sauvegarde des bâtiments historiques par la mise en place d’un système de locations. Les fonds récoltés sont ensuite redistribués pour rénover des sites d'intérêt historique, architectural ou culturel qui sont en péril et l’entretien des bâtiments.

 
 


Moulin de Jaumeron

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    Le moulin de Jaumeron.
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    Le moulin de Jaumeron.
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    Le moulin de Jaumeron en 1976.

Moulin à tan du XIVe siècle

Situé entre Courcelle et l’Abbaye, vraisemblablement construit au XIVe siècle, le moulin de Jaumeron s’est fait connaître au XVIe siècle comme moulin à tan.

À cette époque, du fait d’un nombre d’artisans tanneurs non négligeable, la demande en tanin était assez forte pour que des tanneurs du quartier Saint-Marcel à Paris achètent le droit de faire enlever l’écorce de tous les arbres dans une coupe de bois de 55 arpents, au lieu-dit “ Aigrefoing ” , un bois loué au seigneur de Chevreuse par le drapier Aubert et le boulanger Barat.

Ces écorces, une fois séchée, étaient acheminées jusqu’au moulin de Jaumeron car le tanneur Macé de Clermont avait conclu un contrat d’exclusivité avec le meunier Jacques Chanteloup.

À partir de 1755

Le moulin devient partie prenante de tous les litiges, tout d’abord avec le moulin de l’abbaye. Ce conflit marqua le début de contestations incessantes.
Au XIXe siècle, le meunier Poluche décida de doter le moulin d’une machine à vapeur tandis que la fonction du moulin évoluait, passant du blé à l’huile.

Dans la première moitié du XXe siècle

Le moulin sera transformé, par la société Mazamétaine, en une usine. L’entreprise fabrique un produit chimique destiné à délainer les peaux d’animaux.

Aujourd’hui

Le moulin n’est plus en activité. Il a été converti en une agréable demeure.
 


Moulin de l'Abbaye

Construit vers 1155, propriété de l’abbaye Notre-Dame du Val-de-Gif jusqu’au XIXe siècle, il se spécialise dans la  mouture de céréales, mais pâtit d’une mauvaise situation : construit sur la partie la plus large et la plus plate de la vallée de l’Yvette, où la pente est très faible, il est au centre de  perpétuels litiges entre les religieuses et les exploitants successifs, puis entre ses propriétaires et ceux du moulin de Jaumeron.
 


Moulin des Gibeciaux

Le plus récent des moulins giffois

Construit entre 1815 et 1816 sur la Mérantaise, avec une chute de 3,51 mètres, son histoire commence par des démarches administratives laborieuses : la construction du moulin est sans cesse contrariée par les formalités de conformité.

Son premier propriétaire est un meunier déjà établi près du pont de Sèvres sur la Seine. En 1848, le moulin est acheté par le vicomte Victor Debonnaire. Mais la structure incommode les riverains qui se plaignent des nuisances olfactives.

Propriété de la famille Trimbach

Le moulin est ensuite vendu plusieurs fois à des propriétaires qui ne restent pas longtemps. En 1932, Jacques Trimbach acquiert le moulin, désaffecté depuis plusieurs années. 

Aujourd'hui, le moulin est devenu un lieu de résidence.
 


Lavoirs de Gif

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    Le lavoir des Gibeciaux, sur la Mérantaise, au début du XXe siècle.
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    Le lavoir à Courcelle.
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    Le lavoir à Courcelle.

L’empoignade qui met aux prises les deux belles-sœurs Desange à propos d’une place réservée où laver son linge “à la rivière” figure dans les chroniques giffoises.

Celles-ci datent de 1795 et attestent de la présence d’un moins un lavoir à Gif. D’autres furent construits par la suite : en 1805 au “lavoir-abreuvoir” de la Mérantaise, en 1859 à Damiette, en 1862 à Grignon, en 1871 à la Fèvrie, en 1874 à Courcelle...
 

La fin des lavoirs

Mauvais écoulement des eaux, toitures en mauvais état, détériorations diverses…jusqu’au XXe siècle, les lavoirs sont une source d’ennuis pour la municipalité. Ils exigent un entretien constant et sont le prétexte de nombreuses pétitions.

L’apparition des lessiveuses zinguées et la généralisation de l’eau courante auront raison des lavoirs dans la décennie 1960.

Aujourd’hui, seul subsiste le lavoir des Gibeciaux. Il va être reconstruit après les travaux de la Mérantaise.
 
 


Eglise Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste

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    Eglise Saint-Remi (VIIe et IXe siècles)
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    © Archives municipales de Gif
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    L’église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste au centre-ville de Gif.
    © Archives municipales de Gif
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    © Mairie de Gif
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    L’église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste au centre-ville de Gif.
    © Mairie de Gif
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    En septembre 1989, la cinquième cloche est bénie par le père Vincent Delage. Elle s'appelle Eremburge en souvenir de la première abbesse de Gif.
    © Archives municipales de Gif
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    Intérieur de l'église, vue sur les vitraux contemporains conçus par l'artiste britannique Gerda Sutton.
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    L’église Saint-Remi-Saint-Jean-Baptiste

Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques

D’aspect humble et simple, l'église Saint-Remi Saint-Jean-Baptiste n’en est pas moins l’une des plus remarquables de la contrée. Depuis le 21 décembre 1938, elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

La première mention d’une église à Gif remonte à 813, dans un inventaire des revenus de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette église était tenue par un prêtre nommé Warodus.

Les parties anciennes remontent aux XIe et XIIe siècles 

Le chapiteau « cubique » sur le bas-côté de la nef date sans doute du IXe ou Xe siècle.

Les colonnettes en pierre dans la travée de la nef ont été réalisées au XIIe siècle.

Le clocher roman remonte au XIIe siècle.

L’époque la plus représentée est le XVe siècle

La plupart des nervures des voûtes de la nef sont fausses, de même que les murs et piliers, « rhabillés » d’un enduit de plâtre au XIXe siècle. Ceci n’exclut pas l’existence d’un édifice antérieur dont témoignent la base du clocher et quelques traces archéologiques éparses.

On sait en effet que, dans le Hurepoix, les communautés villageoises, pendant la guerre de Cent Ans, se réfugiaient dans les églises qui ont été fortifiées.

D’une restauration à l’autre

L’église a été profondément remaniée au XIXe siècle :

En 1810, le gouvernement décide d’inventorier les églises et de restaurer celles qui en avaient le plus besoin. Le maire de Gif présente si bien son dossier qu’en 1819, l’adjudication des travaux est prononcée en faveur de l’entreprise Langevin.

D’autres interventions auront lieu par la suite et en 1862, une importante restauration est réalisée sur un projet de l’architecte Charles Brouty. Enfin des vitraux sont ajoutés en 1866.


Le 26 février 1985, le Conseil municipal approuve un nouveau projet de restauration de l’église. L’étude en est confiée à Thierry Mariage, architecte des Bâtiments de France. Il s’agit :

- d’achever la réfection des couvertures et gouttières, d’aménager les abords, ce qui permet notamment d’assainir le terrain et de supprimer certains édicules mal conçus,  

- de refaire la couverture du clocher, de restaurer les façades pour redonner à l’église son aspect d’origine (chaux teintée avec des terres locales),  

- de restaurer l’intérieur (murs et voûtes, chaufferie...) dans les parties où l’on peut retrouver des éléments d’origine (XIIe et XIIIe siècles) et estomper les travaux de restauration excessifs exécutés au XIXe siècle

De la place de l’église, on remarque les caractères architecturaux romans et gothiques.

De la première église (VIIIe  ou IXe siècle) à l'actuelle, nous retraçons une partie de l'histoire religieuse de Gif.

Richesse intérieure

Ecce Homo peint par Louis Dauberon

En face du portail (restauré en 1988), est accroché un « Ecce Homo », tableau peint par Louis Dauberon en 1800, et offert par l'empereur Napoléon III en 1859. Il a été restauré par Daniel Menay, peintre giffois.

Le Christ soutenu par deux Franciscains

En remontant la nef, nous pouvons observer « Le Christ soutenu par deux Franciscains », tableau datant du XVIe siècle (rare en Essonne), inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1999.

Sculpture de la Vierge en pierre polychrome

Ce corps sans tête été retrouvé lors des travaux de restauration de 1985, dans le mur qui se prolongeait jusqu’au pilier. Elle est également inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1999.

Hommages à Saint-Remi

Sur le retour du mur, à gauche, le vitrail offert par la commune représente Saint-Remi baptisant Clovis. Il occupe un emplacement réouvert lors de la dernière réhabilitation.

A gauche de l'autel, on peut admirer la statue de Saint-Remi. Au-dessus, les trois rosaces datent du XVe siècle.

Les stalles de choeur

Les stalles de chœur du XVe siècle, avec leurs miséricordes et leurs petits sujets sculptés, viennent de l'abbaye  Notre-Dame-du-Val-de-Gif, deuxième centre de culte de Gif, abandonné avant la Révolution. Elles sont inscrites à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1915.

Les armoiries des Mérault

Les larges parties noires, vues de part en part sur les murs sont des litres. Elles portent les armoiries des Mérault (seigneurs de Gif de 1657 à 1767).
Le privilège de la litre permet au seigneur de marquer le deuil dans l’église. Il jouit aussi d’autres droits honorifiques : le droit de banc lui réserve, ainsi qu’à sa famille, une place dans le chœur.

La statue de la Vierge à l'enfant

Cette Vierge à l'Enfant, sculpture en chêne taillé datant du premier quart du XVIIIe siècle, est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1991.

L’allée est baignée de lumière grâce aux vitraux non figuratifs de style contemporain conçus par l’artiste britannique Gerda Sutton.

Source: André Colson
 


Eglise Saint-Paul

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    Au début des années 1980, le centre cultuel sort de terre.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Saint-Paul, 1984.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    19 avril 1984: le centre cultuel est béni par Mgr Herbulot, évêque de Corbeil.
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    © Ville de Gif-sur-Yvette

La construction du centre cultuel

Situé au cœur du quartier de Chevry, le centre cultuel a été réalisé par la Société de construction immobilière “Le Parc de Belleville”, promoteur du quartier de Chevry, conformément à la convention de 1969.

Conçu par l’architecte Alain Cornet-Vernet, il est dès l’origine destiné à tous les Chevriens dans un esprit œcuménique, la communauté catholique, par l’intermédiaire de ses prêtres, en assurant la responsabilité.

C’est ce même esprit œcuménique qui a inspiré le nom du Centre, l’apôtre évangélisateur Saint-Paul étant reconnu par les différentes églises chrétiennes.

Le 16 avril 1984, les trois cloches (Isabelle, Claire, Marie-Emmanuelle) sont bénies, tandis que le 19 avril, le maire Robert Trimbach remet les clés de l’église à monseigneur Herbulot, évêque de Corbeil.
 
 


Chapelle Notre-Dame des Champs

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    La chapelle Notre-Dame des Champs à Courcelle.
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    La chapelle Notre-Dame des Champs, années 1960.
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    Maître autel de la chapelle de Courcelle : sculpture sur bois de Joseph Bossard.
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    Maître autel de la chapelle de Courcelle : sculpture sur bois de Joseph Bossard.
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    La chapelle aujourd'hui.
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    Entrée de la chapelle Notre-Dame des Champs.
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    Intérieur de la chapelle.
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    Intérieur de la chapelle : sculptures de Joseph Bossard et vitraux d'Elisabeth Trocheris.
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    Vitraux créés par l'artiste giffoise Elisabeth Trocheris.
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    Sainte famille : vitrail créé par Elisabeth Trocheris.
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    La pêche miraculeuse : vitrail créé par Elisabeth Trocheris.
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    Christ à Emmaüs: vitrail créé par Elisabeth Trocheris.

Une chapelle à Courcelle

Construite en 1965 dans une prairie donnée par la famille de Wendel au diocèse de Versailles, le long du chemin de Vaugien qui conduit vers le château du même nom, cette petite chapelle est atypique.

De l'extérieur elle ne paye pas de mine, mais l'intérieur est illuminé par les vitraux chaleureux d'Elisabeth Léonard-Trocheris et les sculptures sur bois de Joseph Bossard, deux artistes giffois.

En 2007, elle est dédiée à Notre-Dame-des-Champs en présence du Père Emmanuel Bidzogo, Vicaire épiscopal.

 


Ancien cimetière

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    Ancien cimétière, rue Juliette Adam.
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    Carré Debonnaire de l'ancien cimetière de Gif.
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    Carré Debonnaire de l'ancien cimetière de Gif.
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    Ancien cimetière de Gif rénové en 2014.
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    Ancien cimetière de Gif rénové en 2014.
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    Ancien cimetière de Gif rénové en 2014.
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A l'origine

Le premier cimetière de Gif (270 m2) se trouvait derrière l’église Saint-Remi.

En 1827, il est transféré à l’autre bout du village sur un terrain plus vaste offert par la famille Debonnaire, le long du chemin qui conduit au hameau de Coupières (actuelle rue Juliette Adam).

Le cimetière de la discorde

En 1878, le maire Jean-Louis Lalande, républicain anticlérical, décide de le déplacer, en raison de la présence proche d’une nappe phréatique qui risquait d’être contaminée par la décomposition des corps. En coulisse, cependant, le maire est accusé de vouloir mener une guerre délibérée contre catholiques et conservateurs ; on raconte également que, domicilié au chemin de Coupières, il ne supportait plus de voir défiler les processions d’enterrements devant chez lui.

Une longue et vive querelle oppose alors partisans et opposants au projet et fera date dans l’histoire de Gif, exacerbant significativement les clivages politiques locaux. Le transfert n’aura finalement pas lieu, le successeur de Lalande décidant d’agrandir le cimetière existant.

Un nouveau cimetière

La création d’un nouveau cimetière aux Rougemonts, actée en 1949 et réalisée un an plus tard,  permet de pallier le manque de place de l’ancien, devenu trop exigu.

Les personnalités

Le vieux cimetière de Gif abrite des tombes anciennes de personnages ayant joué un rôle dans l’histoire de Gif comme la famille Debonnaire, Olympe Lambert (mère de la femme de lettres Juliette Adam), les maires de Gif Alphonse Pécard, Léon Joubert ou Robert Trimbach.

 


Monument aux morts

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    Inauguration du monument aux morts le 24 juillet 1921. Discours du représentant du Préfet.
    © Archives municipales de Gif
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    © Archives municipales de Gif
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    © Archives municipales de Gif
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    © Archives municipales de Gif
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Hommage aux morts de la Grande Guerre

Le 15 janvier 1919, la municipalité décide d’élever un monument dédié aux victimes de la Grande Guerre qui vient de s’achever.

Une souscription publique est lancée par le maire Alphonse Pécard.

Un premier projet, situé dans la Cour du Four, prévoyait une fontaine ;  la conception du monument sera finalement confiée à l’architecte de la commune, Colin. On commande comme ornement des chaînes et des obus, conformément aux standards de l’époque. Il reste à trouver l’endroit où il sera édifié : ce sera la place de l’église.

Les familles des soldats giffois tombés au front se voient accorder une concession de trente ans dans le cimetière communal ; un mois plus tard, on plante un “arbre de la victoire” devant l’église lors de la commémoration en grandes pompes du deuxième anniversaire de l’armistice.

Le monument aux morts sera quant à lui inauguré le 14 juillet 1921.
 

En 1970, transfert dans le parc municipal

La place de l’église, étant jugée trop petite pour permettre les rassemblements et défilés commémoratifs sans gêner la circulation, il est transféré dans le parc municipal, plus adapté.

Sur sa face restée libre ont été ajoutés les noms des soldats giffois morts durant la Seconde Guerre Mondiale et la guerre d’Algérie.
 
 


Cour de l’image Saint-Jean

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    © Archives municipales de Gif
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    Vue aérienne de la Cour de l'Image Saint-Jean à la fin des années 1970 (centre-gauche).
    © Ville de Gif-sur-Yvette
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    Au début des années 1980, la Cour est réhabilitée, dans le cadre du programme de réaménagement du centre-ville.
    © Mairie de Gif-sur-Yvette

C'est l’une des plus anciennes zones de Gif.

La maison de l’Image Saint-Jean

Elle était, depuis 1685, la propriété de l’abbaye Notre-Dame du Val de Gif. Cependant les religieuses connaîtront un différend avec les héritiers du vendeur tout au long du XVIIIe siècle.

Il y avait une porte charretière accompagnée d’une plus petite pour “ les gens de pied ” et surmontée d’un blason.

Au fond de la cour le bâtiment était flanqué d’une tour au milieu de sa façade, et d’aucuns le disent relié à l’abbaye  par un souterrain.


La cour “des miracles”

La principale auberge de Gif fut longtemps dans cette cour, surnommée aussi “ Cour des miracles ”.

En 1952, un arrêté de péril est pris concernant l’immeuble de la cour, devenu insalubre. Il sera détruit quelques années plus tard. Avec le vieux porche et la tour, chargés d’histoire, c’est tout un pan du vieux village qui disparaît.
 
 


La Villa des Sources

Un projet ambitieux

C’est à la fin du XIXe siècle qu’un grand terrain d’environ quatre hectares situé le long de la Mérantaise, dans le prolongement de la perspective du château de Button et de son parc, est acquis par un passionné de jardin. Le propriétaire est intéressé par les sources présentes sur ces terres qu’il veut utiliser pour faire un parc. Le projet est ambitieux : parc à la Française, parc à l’Anglaise avec des jeux d’eau, cascades, miroirs d’eau et perspectives, une forêt vosgienne…

Un modèle d'architecture résidentielle

A l’origine, le propriétaire a fait faire des aménagements pour transformer la Villa des Sources en maison d’amis, et souhaitait faire construire un château pour son usage personnel mais qu’il n’a pas eu le temps d’édifier.  La villa, de style normand, est considérée comme un modèle d’architecture résidentielle.

"La Mérantaise"

La propriété est mise en vente à la veille de la Première Guerre mondiale. Un armurier parisien, Léon Chobert, en devient propriétaire et la rebaptise « La Mérantaise » ; il est l’un des premiers Giffois à disposer d’un téléphone.

Le parc est resté intact jusqu’à la fin des années 1980 ; par la suite, une grande partie du domaine sera lotie et construite.


Le Gros Tilleul

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    L'auberge du Gros Tilleul en 1925.
    © Photo : Fonds TRIMBACH - Archives municipales de Gif
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    Bal au Gros Tilleul, en 1935.
    © Photo : fonds VAN HOLLANDT-PREELLE - Archives municipales de Gif.
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    Les pourparlers sont terminés : Le Duc Tho (dans la voiture) sortant du Gros Tilleul en novembre 1972.
    © Photo : fonds EVELLIN - Archives municipales de Gif
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    Le Gros Tilleul aujourd'hui.
    © Ville de Gif-sur-Yvette

Une guinguette des Années Folles

Construite en 1811, cette auberge guinguette réputée d’avant la Seconde Guerre Mondiale faisait les beaux jours des Giffois et des parisiens en quête de loisirs champêtres.
 

Fernand Léger

Lors de séjours à Chevreuse où il soignait ses rhumatismes, le peintre Fernand Léger remarqua cette bâtisse désaffectée et s’y installa avec son épouse en 1953.

Les dimensions importantes de l’ancienne salle de bal convenaient parfaitement à son désir de peindre de grandes œuvres monumentales.

À la mort du peintre, la propriété fut mise à la disposition des cadres du Parti Communiste Français, dont FernandLéger avait été membre. Ils y tenaient réunions et colloques.

Des invités de marque…

Nikita Khrouchtchev ou encore le cosmonaute Youri Gagarine y séjournèrent également.

Le Gros Tilleul au centre des négociations…

C’est au Gros Tilleul que se tinrent le 22 novembre 1972 des négociations en vue de mettre un terme à la guerre du Viet-Nam, entre le représentant américain Henry Kissinger et le délégué du Nord Viet-Nam à Paris, Le Duc Tho.

Aujourd'hui

Entre 1811 et aujourd’hui, la propriété a subi très peu de modifications. Aujourd’hui, elle est la propriété du photographe giffois Bernard Minier.
 


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