Quartier de l'Abbaye

Quartier de l'Abbaye

L'abbaye Notre-Dame du Val-de-Gif

Une fondation royale ?

Les origines de l’abbaye restent inconnues : sa fondation, d’origine royale, remonterait aux XIe-XIIe siècles ; sa  première abbesse se prénomme Eremburge.

Le quotidien des religieuses: une vie simple aux côtés de la population locale

La vie des religieuses obéit à la règle de Saint Benoît : issues de l’aristocratie ou de la bourgeoisie, elles font vœu de pauvreté, chasteté, obéissance et mènent une vie communautaire rigoureuse, rythmée par le travail et la prière, au contact de la population locale.

Propriétaire foncier, l’abbaye possède de nombreux biens: fermes, bois, terres, prés, vignes... Dès le XIVe siècle, toutefois, la propriété de ces biens lui attire de nombreux problèmes.

XIVe siècle: le déclin

Son histoire reste ponctuée par des périodes de prospérité et de difficultés nombreuses : les guerres, les scandales et les réformes désorganisent la vie de la congrégation. Au XVIIe siècle, son rapprochement avec le jansénisme entraînera sa disgrâce et sa disparition à la Révolution.

La "dernière abbesse de Gif": Juliette Adam

Lorsque Juliette Adam, femme de lettres réputée, l’acquiert en 1882, il ne reste que des ruines, un beau parc, une ferme et une maison de maitre qu’elle fait rénover et agrandir, organisant de grandes fêtes où se presse le Tout-Paris. Elle y résidera jusqu’à sa mort en 1936. La propriété est inscrite à l’Inventaire des sites.

 Un nouveau quartier

Dans les années 1960, le vaste terrain qui constituait le potager de l’ancienne abbaye est racheté par la commune pour y construire l’actuel quartier de l’Abbaye.


Le quartier de l'Abbaye

Un contexte nouveau

En 1960 est adopté le Plan d’Aménagement et d’Organisation de la région Parisienne (PADOG). Incluse en grande partie dans le périmètre d’agglomération de Paris, Gif se trouve à la transition entre l’agglomération urbaine et la zone rurale. Avec l’arrivée d’une population nouvelle d’ingénieurs et de chercheurs dans le sillage du CNRS et du CEA installés à Gif après la guerre, la pression immobilière devient forte en vallée de Chevreuse. L’avenir de la commune s’en trouve modifié.

Naissance d'un quartier

Sous la houlette du maire Robert Trimbach, la municipalité décide la construction d’un ensemble de logements selon un plan d’urbanisation homogène et acquiert en 1962 un vaste terrain vierge d’une quinzaine d’hectares qui constituait autrefois le jardin potager de l’abbaye bénédictine Notre-Dame du Val de Gif.

Le projet prévoit la construction de plus de 600 logements collectifs diversifiés dont des HLM*, de nombreux espaces verts et des voies réservées au piéton.

Un projet controversé

Très vite, le projet soulève une vive polémique, de nombreux Giffois dénonçant la brutalité du procédé et craignant que ces HLM ne dénaturent le paysage à l’instar des communes alentour.

Petit à petit, le projet prend forme, se précise, le quartier s’intègre au reste de la commune : école maternelle et primaire, logements de fonction, espaces verts, élargissement et création de nouvelles voies…

1967: les premiers habitants...

Le centre social ouvre en 1968, l’école à la rentrée 1969. Les premiers logements HLM sont attribués en 1969. Très vite, un esprit de quartier naît, la vie s’anime autour de la place du Chapitre et ses commerces.

Le renouveau

La décennie 1990 voit une longue réflexion sur les conditions d’une redynamisation du quartier : restructuration du centre commercial, réhabilitation de l’habitat, sécurité et animation du quartier, réaménagement des axes routiers puis, en 2007, inauguration du centre socio-culturel du Val de Gif.


* Habitation à Loyer Modéré
 


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