Histoire

Carte postale ancienne du marché de Gif.

Village attesté depuis le IXe siècle

Gif fut très tôt un bourg séduisant, au carrefour des routes de Paris-Versailles-Chartres et celui du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Le terme de Gif semble correspondre à un changement de propriétaire par suite d’une saisie sur le vif ou vente forcée dans le vocabulaire des Lombards ou du bavarois.

Au XIe siècle, on écrivait « Wif » ou « Guif »

De bonne heure dans cette zone géographique, on cultive quelques vignes surtout sur les coteaux, le reste était constitué des terres labourables et de prairies, particulièrement près de la rivière Yvette.

La communauté d’habitants se réunit autour de son église, dont la construction remonte aux VIIe et IXe siècles, et de l’abbaye bénédictine Notre-Dame du Val de Gif dont l’existence est attestée dès le XIIe siècle :

Au XVIIIe siècle, Gif est un petit village à moins d’une journée de cheval de Paris

Les seigneurs de Gif sont alors les familles Mérault, puis Débonnaire.

En 1754, Claude Mérault entame la construction du château de Button, qui sera terminée en 1771. Il fait également établir un plan terrier.

La Révolution

Elle voit la création d’une municipalité. Son premier maire est Jean Breton.

Au XIXe siècle, les équipements se multiplient

Les lavoirs, marché, hôtels, adduction d’eau, école sont bâtis.  L’inauguration de la gare de Gif a lieu le 26 août 1867. Jusqu’au XXe siècle, le village voit son activité centrée sur la vallée de la Mérantaise, affluent de l’Yvette. Les plateaux (Moulon au nord et Hurepoix au sud) pratiquent la culture céréalière.

Depuis la fin du XIXe siècle, la vallée de Chevreuse attire de nombreux Parisiens

Ils viennent construire de belles demeures ou profitent des lotissements naissants pour y établir leur résidence secondaire. En 1930, « Gif » devient « Gif-sur-Yvette » par décision du conseil municipal.

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale

La vocation scientifique du plateau de Saclay et de Gif se dessine avec l’implantation du CNRS au château de Button et du CEA dans la propriété du Val Fleury.

Dans les années 60 – 70

La population augmente fortement. Il faut songer à construire de nouveaux logements pour les habitants tout en préservant le cadre naturel de la région. Ainsi naissent les quartiers de l’Abbaye en 1962 et Chevry dans les années 1970.