Héros et martyrs de la Seconde Guerre Mondiale

Héros et martyrs de la Seconde Guerre Mondiale

Héros et martyrs de la Seconde Guerre Mondiale

Henri-Georges Amodru

Ancien élève de l’Ecole d’Horlogerie de Besançon, Henri-Georges Amodru entame une brillante carrière aux PTT. Son travail à Versailles l’incite à s’installer à Gif en 1924, dans une petite maison louée à Camuseaux dans la Grande Rue.

Durant les années sombres de l’Occupation, il est contrôleur principal du Central Téléphonique des PTT à Paris. Comme tant d’autres français, il écoute les émissions de la BBC, mais personne dans sa famille n’a jamais rien su de son engagement dans la résistance.

Le 29 juin 1944 au soir, vraisemblablement sur dénonciation, les Allemands l’arrêtent et le mettent au secret à la prison de Fresnes, avec l’un de ses collègues. Déporté en août 1944 à Buchenwald, aucun des siens ne le reverra jamais.
Henri-Georges Amodru décède en captivité au camp d’Ellerick-Dora (Allemagne).  

Jean Poulmarc'h

Ce jeune homme élégant de 32 ans, sportif, n’était pas Giffois. Fils de cheminot, il dirige au château de Jaumeron à Gif un centre de repos, vacances et camping pour les travailleurs du Comité d’Entreprise des Etablissements Cotel et Fouché à l’époque du Front Populaire. Militant communiste et CGTiste de la première heure, il organise à Gif des fêtes mémorables rassemblant des milliers de personnes à Jaumeron.

En novembre 1940, il est arrêté suite à l’assassinat du chef de la Komandatur de Nantes. Il périt le 22 octobre 1941, aux côtés de Guy Mocquet et 26 autres fusillés, à Chateaubriant, à titre d’exemple. 

Georges Trespeuch

À 20 ans, ce jeune giffois est contraint par le Service du Travail Obligatoire (STO) à travailler dans une entreprise en Allemagne.  Logé en camp, il y passera les derniers jours de sa vie.
Après des actes de rébellion, le camp est libéré, mais Georges Trespeuch est tué sans avoir jamais remis un pied dehors. 

Jacques Bouthard et Maurice Laullé

Le 24 juin 1944, la Deuxième Division Blindée remonte la RN 306 en direction de Paris. Les résistants giffois préviennent les responsables du convoi : la côte de Belle-Image, gardée par des soldats allemands embusqués, est minée. Il faut traverser le village et rejoindre la route de Paris par le parc du château de Button.

Les Allemands défendent leur position à la ferme de Moulon. Deux jeunes soldats français tombent sous les tirs. L’un d’entre eux a seulement eu le temps de téléphoner au Café de Courcelle, annonçant tout joyeux à ses parents parisiens : « J’arrive ! ».

Jacques Bouthard, externe des hôpitaux appartenant au Premier régiment des Spahis Marocains, est mortellement blessé dans son char, près de l’endroit où se dresse aujourd’hui une stèle sur la RN 306. Maurice Laullé meurt à Moulon. Nul ne connaît son vrai nom. Il repose au carré Militaire de Gif.


Source : Gif-sur-Yvette en quête de son histoire, SAGA, 1992.

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